Le président français Emmanuel Macron s’adressant à la jeunesse burkinabè il faut ” oser inventer l’avenir”

Le Président de la République de France Emmanuel Macron a entamé sa première tournée africaine depuis son élection. Ce mardi 28 novembre, il a prononcé devant des centaines d’étudiants son discours de politique africaine à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s’est ensuite prêté au jeu des questions réponses “sans filtre” avec les étudiants.

Ils étaient environ 1600 jeunes étudiants et étudiantes à assister le discours du président français Emmanuel Macron à l’université Ouaga I Joseph Ki Zerbo. A cela, le président de l’université Rabiou Cissé a pris la parole au nom de toute la communauté universitaire pour souhaiter la bienvenu au président, avant de lui offrir la parole.

Emmanuel Macron a tout d’abord démontré sa profonde reconnaissance à tout le peuple burkinabè pour son accueil chaleureux ici au Faso. En ce sens que cela prévoit un avenir prometteur entre les deux pays. Cependant, il a profité rendre hommage au feu président du Burkina Faso Thomas SANKARA en ses propres mots ” oser inventer l’avenir”. A l’amphi théâtre marxiste et panafricain, Emmanuel Macron stipule qu’ “il n’ y a plus de politique africaine de la France”. En ce sens que le néocolonialisme est révolution.

Le président français reconnait de l’Afrique, un continent uni, plus fort et incontournable. A cela, il a affirmé que “la responsabilité n’est pas de revoir le passé mais d’envisager le futur pour aller de l’avant”. Il a la conviction de la détermination de la jeunesse burkinabè qui veut participer à la construction de leur chère nation. Pour le président, l’Afrique est gravée dans la mémoire française et toutes deux, sont d’une génération dont les destins sont mêlés sans aucun avis.  “La force de l’Afrique est sa jeunesse”, voilà pourquoi il a apprécié le courage de la jeunesse burkinabè lors de l’insurrection populaire de 2014. En effet, l’essentiel n’est pas de revoir les relations entre nos deux pays, mais de chercher à consolider les relation entre l’Europe et l’Afrique.

Les points forts de son intervention sont basés sur quelques aspects. Soutenir les pays africains plus précisément le groupe G5 à éradiquer le terrorisme persistant. Ensemble pour trouver des solutions idoines pour lutter contre les changements climatiques, l’extrême pauvreté et la croissance rapide de la démographie. Il a également souligné les problèmes de l’urbanisation en Afrique et ceux de la démocratie.

Emmanuel Macron a reconnu les “crimes” de la colonisation et a également promis de “déclassifier” tous les documents sur l’assassinat de Thomas Sankara afin que justice soit rendue. Cependant, il compte “proposer une initiative euro-africaine” pour “frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs” qui exploitent les migrants subsahariens en Libye. Le Président français se dit engagé fermement pour le défit du développement en Afrique. Pour cela, il se rendra le mercredi 29 novembre en côte d’ivoire pour le sommet de l’Union africaine et de L’union européenne, avant d’atterrir  au Ghana le lendemain.

Il était question également de faire barrage à l’extrémisme religieux d’où Macron a rendu hommage au Roi du Maroc Mohammed VI pour sa détermination. La lutte contre le financement du terrorisme et le partenariat mondial de l’éducation, plus précisément la scolarisation des jeunes filles, ont été à cœur dudit discours. “On doit avoir des jeunes filles et femmes libres”, foi du président français.

Des grands projets sont en cours dont la France est le partenaire financier. Il s’agit entre autres de renforcer les bibliothèques de l’université de Ouagadougou et apporter une connexion haut débit pour faciliter les recherches des étudiants. Il a rassuré la promotion des bourses d’études surtout en faveur des jeunes filles et a promis l’arrivée volontaire des citoyens français au service de l’Afrique.

Plus précisément le 04 juillet 2018, une maison de la jeunesse sera inaugurée à Ouagadougou avec la France comme partenaire financier, a déclaré le président français. Cela a pour but de rassembler la jeunesse des deux pays. Sur ce, il a promis de renforcer les liens à travers la culture, le sport et la langue française qu’il considère désormais comme une langue propre aux Africains.

Après le discours du président, des questions ont été soumises à sa réflexion par les étudiants. Il s’agit notamment de savoir la position du Président français suite aux interventions qui ont conduit à la mort du feu président libyen Mohammad Khadafi. Egalement de savoir les raisons pour lesquelles, on assiste à plus de diasporas soldats que de diasporas fonctionnaires en France. Sans oublier l’utilité du central solaire à inaugurer, sera-t-elle à long terme?

Il était également évident à Emmanuel Macron d’attendre les questions sur le franc CFA, la vision de la France face au dossier Thomas Sankara et celui de l’extradition de François Compaoré, le frère de l’ancien président Blaise Compaoré.

A ces questions, le président français a désapprouvé les interventions qui ont conduit à la mort de Kadhafi avant d’affirmer qu’il souhaiterait avoir beaucoup plus de diasporas fonctionnaires en France mais, mieux est de reconnaitre le courage et la détermination des soldats face aux différentes crises. Il a souligné que l’utilité durable du central solaire pour les peuples burkinabè relève de la gestion du gouvernement de ce pays.

Quand à la question du Franc CFA, il a déclaré qu’il appartient uniquement aux dirigeants africains de décider de sortir ou de rester dans la communauté du franc CFA car, le franc CFA s’impose à aucun pays. Il a enfin rassurer de déclassifier tous les documents sur l’assassinat de Thomas Sankara, afin d’affirmer que la justice indépendante de la France est en cours d’étude sur le dossier d’extradition de François Compaoré.

 

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