VIH-Sida : le ministre de la Santé déplore la faiblesse des dépistages

Le taux de séroprévalence du VIH-SIDA au Burkina Faso est passé de 7,1% en 1997 à 0,8% en 2017. Mais seulement 25% de la population burkinabè connait son statut sérologique, a déploré vendredi 01 décembre 2017 dernier le ministre de la Santé Nicolas Méda.

Le taux de séroprévalence du VIH-SIDA au Burkina Faso est passé de 7,1% en 1997 à 0,8% en 2017, a annoncé le 1er décembre 2017 le ministre de la Santé Nicolas Méda, cité lundi par le quotidien public Sidwaya.

M. Méda qui s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le Sida, a toutefois regretté la faiblesse du taux de dépistage, estimé à 25% de la population.

Il a souligné que le nombre de personnes bénéficiant de traitements antirétroviraux (ARV) est passé de 39 248 en 2012 à 58000 de nos jours.

Pour lui, la prévention de la transmission mère enfant du VIH (élargissement et gratuité des prestations) va être renforcée dans les formations sanitaires du pays.

«Cela nous donne de grands espoirs quant à la vision prospective d’élimination de la pandémie du VIH d’ici à fin 2030», se réjouit-t-il

A en croire M. Méda, ces résultats satisfaisants ont été engrangés grâce aux multiples efforts consentis par les acteurs de la lutte avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF).

La non couverture des groupes spécifiques (homosexuels, travailleurs de sexe, orpailleurs) et la prise en charge efficace des nouvelles infections, font parties des défis à relever, poursuit le ministre.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a précisé que le Burkina Faso est en avance dans la lutte contre la pandémie du Sida.

De l’avis de M. Kaboré, l’institution de la journée mondiale du SIDA traduit la détermination des chefs d’Etat et des différents acteurs de la lutte à vaincre cette «maladie du siècle».

«Cette élimination du mode de transmission que l’on veut d’ici 2030, nécessite par ailleurs l’engagement de tous. Nous devons tous nous y mettre pour obtenir des succès à la hauteur des attentes de nos populations.», insiste-t-il.

En Afrique centrale et occidentale deux personnes infectées sur trois n’ont pas accès aux antirétroviraux, selon l’ONUSIDA.

En rappel, plus de 110 000 personnes vivent avec le VIH SIDA, occasionnant depuis le début de la pandémie 3600 décès et 71000 enfants orphelins au Burkina.

AIB

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