Union « CED-M21 » : Pascal Zaïda et Marcel Tankoano partagent désormais la même vision

 

Le Cadre d’expression démocratique (CED) de Pascal Zaïda et du Mouvement M21 de Marcel Tankoano ont organisé vendredi, une conférence de presse sous la bannière de la Coordination des OSC pour la patrie, dans la matinée à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre est d’annoncer l’union de ces deux organisations de la société civile.

Ce vendredi 25 octobre, Pascal Zaïda et Marcel Tankoano se sont retrouvés sur un même présidium pour expliquer la cause de l’union entre le CED et le M21. Ainsi, l’on pouvait lire sur la première page de la déclaration liminaire, « les situations préoccupantes que traverse le Burkina Faso » . C’est d’ailleurs, la cause la plus pertinente de cette coalition entre ces deux organisations.

« Nos ancêtres et devanciers ont su démontrer que nous savons nous faire respecter et que nous sommes alertés à mettre de côté nos égos pour ne considérer que l’intérêt national », a laissé entendre Pascal Zaïda, leader du CED. Oui, la situation au Burkina Faso est préoccupante et, tous sont d’accord qu’il faut privilégier l’intérêt supérieur de la Nation. C’est dans cette optique que le leader du CED déclare : « après avoir été antagonistes et après avoir guerroyé sur des considérations contradictoires, nous-nous sommes résolus, le CED et le M21 à nous mettre ensemble, à nous unir et lancer un appel (…), le pays doit être le sacerdoce de tous.  » A l’en croire, les exilés, le pouvoir, l’opposition, la société civile, les syndicats, les FDS et toutes les populations doivent se tenir les mains afin de « rebâtir et repartir d’un bon pied. Il faut qu’on se débarrasse de nos clivages, de nos batailles d’égoïstes retranchés derrière certaines considérations. »

Selon le leader du Mouvement M21, Marcel Tankoano,  « lorsqu’un pays est attaqué, les fils doivent être solidaires. Nous pensons qu’aujourd’hui les burkinabè où qu’ils se retrouvent, doivent parler les mêmes langages. On doit accepter que pour sauver notre pays qui est presqu’à terre, il faut qu’on se dise que les intérêts personnels doivent disparaitre. » Selon lui, c’est l’union sacrée des filles et fils du pays qui pourra le sauver. D’après son propos, il est impératif que tous les fils du pays se retrouvent autour d’une même table pour discuter. Pour sa lutte, le COP entend ouvrir des concertations et des pourparlers non seulement au sommet de l’Etat, mais aussi à toutes les couches sociales et socio-professionnelles pour dire qu’ « il faut véritablement parler le même langage. Qu’on rejette les divergences politiques et sociales, mais aussi les vengeances et autres » .

La coordination des OSC pour la patrie (COP) souhaite le retour de Blaise Compaoré et de tous les autres exilés du Burkina Faso. Pour Pascal Zaïda, la paix au Burkina repose sur, seulement, quelques éléments. Il s’agit notamment de « la volonté du président Roch Mark Christian Kaboré, de Blaise Compaoré, du parti au pouvoir (MPP) et du Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) » , a-t-il indiqué. Même si la question politique importe peu aux citoyens burkinabè, Pascal Zaïda pense qu’il faut à tout prix, régler les autres questions car dit-il : « en 2020, on ne parlera que des élections. »

Que peut-on penser de cette coalition entre ces deux mouvements d’OSC ? N’est-il pas un exemple que devraient imiter certains partis politiques afin de renforcer leurs idéologies ? Le CED et le M21 sont deux mouvements qui n’ont pas toujours partagé la même vision des choses avant cette union. Arriveront-ils à faire route ensemble, à regarder ensemble vers la même direction ? L’avenir nous le dira. Ce qui est sûr, cet acte est un grand pas vers la réconciliation nationale.

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