TRIBUNAL MILITAIRE : Le procès des éléments de l’ex RSP bat son plein

Enclenché depuis le 20 décembre dernier, le procès du Caporal Madi OUEDRAOGO et de 28 autres frères d’armes de l’ex Régiment de sécurité présidentiel (RSP) continu. En attendant le passage du principal mis en cause, les différents inculpés qui sont passés devant les juges rejettent le chef d’accusation Association de malfaiteurs.

Association de malfaiteurs et détention illégale d’armes et de munitions. Ce sont là les deux chefs d’accusation pour lesquels comparaissent le Caporal Madi OUEDRAOGO et 28 autres éléments issus de l’ex Régiment de sécurité présidentiel (RSP). Ils sont tous accuse d’avoir planifié une attaque de la carrière de Yimbi, situé aux encablures de Ouagadougou, et surtout d’attaquer la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) en vue de libérer les Généraux Gilbert Diendiéré et Djibril BASSOLE.

Les éléments passés à la barre ne reconnaissent pas être associé à de quelconques malfaiteurs pour planifier des attaques armées contre des édifices militaires. Ils sont en effet accusés d’avoir pris part à une réunion chez le Caporal Madi OUEDRAOGO ; une réunion qui avait pour objet l’attaque de la MACA. Les inculpés reconnaissent en partie être présent au domicile du Caporal sans, pour certains savoir qu’il s’agissait d’une réunion. Pour d’autres encore ils doivent leur présence à cette ‘’réunion’’ au fait du hasard. Par ailleurs, tous ont affirmé avoir marqué leur désaccord vis-à-vis du projet « suicidaire » qui leur avait été proposé.

Pour ce qui est de la détention d’armes et de munitions, les inculpés passés à la barre reconnaissent les faits. Mais, s’ils ont eu par devers eux des armes et des munitions c’est parce que le contexte dans lequel le Burkina Faso se trouvait, les largesses dont ils bénéficiaient au RSP et les dispositions inadéquates leur permettant de rendre en toute sécurité les armes militaient moins en cette faveur. D’aucun ont d’ailleurs affirmé avoir tenté vainement de faire intégrer leurs armes sans incident majeur.

Les éléments de l’ex Régiment de sécurité présidentielle court de lourdes peines avec ces deux chefs d’accusation. S’ils sont reconnus coupables, ces inculpés risque la peine de mort.

Faso actu

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