Sortie médiatique du ministre Séni Ouédraogo en août : Les GRH démentent ses propos

 

Le Syndicat national des gestionnaires des ressources humaines de l’administration publique (SYNAGRH) a organisé une conférence de presse ce mercredi 4 septembre 2019 à Ouagadougou. L’objectif de cette sortie, est de procéder à un éclaircissement suite aux propos tenus par leur ministre de tutelle sur les antennes de la télévision Burkina info, du mardi 27 août 2019 et à la télévision BF1, le jeudi 29 août 2019.

Le mardi 27 août 2019, lors d’une interview sur le mouvement d’humeur du SYNAGRH, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Séni Ouédraogo, affirmait « qu’il n’existe pas de protocole d’accord entre le SYNAGHR et le gouvernement, et qu’il n’a jamais reçu d’instruction pour entreprendre des négociations avec le SYNAGRH ».

Pour le SYNAGRH, un protocole d’accord existe bien entre eux et le gouvernement, il a été signé le 04 août 2017. Parmi ses axes, il y a celui du renforcement en « matière d’infrastructures, d’équipements et de motivation du personnel ». Un cadre de réflexion a été mis en place au cours de la même année. Après trois (03) ans d’attente, rien a été fait malgré les multiples interventions. Par le biais du Premier ministre, un groupe de travail a été mis en place. Les travaux qui devaient ainsi débuter le 24 juin 2019, ont été suspendus le même jour. « Depuis cette date, nous assistons à une campagne de menace, de dénigrement et d’acharnement du ministre, Séni Ouédraogo contre les GRH », confie Yassya Tanama, responsable adjoint-chargé de la formation syndicale. Pour eux, le ministre Séni Ouédraogo tient « des propos contradictoires et mensongères » quant à l’existence du protocole d’accord et la mise en place du groupe de travail pour réfléchir sur la question de la motivation des agents. « Cette attitude n’est rien d’autre qu’une manipulation de l’opinion nationale », qualifie monsieur Tanama.

De plus, sur les antennes de la télévision bf1 du jeudi 29 août 2019, le ministre « a, non seulement, étalé le contenu du document qui devait servir de base aux négociations, mais les calculs qu’il a faits sont faux et les données ont été volontairement tronquées », déplore-t-il. Il dénonce par ailleurs, « le sabotage de l’action gouvernementale et les principes basiques de l’administration et des règles élémentaires du dialogue », qui veut tout simplement jeter le « discrédit sur les GRH ». En outre, aucun ministre n’a mené des concertations avec eux car le ministre Séni Ouédraogo a retiré le dossier des mains du ministre Stanislas Ouaro, qui voulait entreprendre des négociations.

Concernant les accusations sur la réclamation des montants exorbitants, le SYNAGRH s’interroge. « Quels sont les montants qu’il a proposés, que le SYNAGRH a refusés ? ». Le dialogue est rompu avec le gouvernement et pour eux, leur ministre de tutelle méconnait la conduite des négociations. C’est pourquoi, le syndicat l’invite à tirer les conséquences de son « échec » depuis sa prise de fonction.

Pour leur part, ils ont toujours mené des actions pour une sortie de crise afin que la situation ne pourrisse pas, et la conséquence a été le relèvement de poste des DRH signataires de la correspondance. D’autres ministres ont promis de leur venir en aide. Par cette conférence, il interpelle ainsi le gouvernement sur leur situation car ils restent toujours disposés et ouverts au dialogue.

Ils ont tenu à noter qu’en aucun cas, un groupe de GRH n’a pris en otage les concours de la fonction publique. « Il s’agit d’une campagne de dénigrement, montée par le ministre pour faire comprendre à l’opinion publique que nous sommes les fautifs », explique Souleymane Zoromé, Secrétaire général du syndicat. Certes les concours professionnels ont été faits, mais plusieurs manquements ont été constatés tant pour les Instituteurs Adjoints Certifiés (IAC) que pour les concours professionnels. Leur souhait est que leur protocole d’accord soit mis en application. La lutte ne prendra fin qu’avec la satisfaction de leur revendication. Par ailleurs, d’autres actions seront ainsi menées. « On n’a pas de problème avec lui. C’est sa manière de gérer le département qui cause problème. Nous demandons qu’on applique ce qui a été consigné en 2017 », darde-t-il. Il tient à rassurer les candidats au concours, que les examens seront organisés dans de bonnes conditions.

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