Réo: Les femmes du Sanguié exigent la libération du Général Djibril Bassolé

dsc00500 Depuis un certain temps, les voix s’élèvent pour demander la libération du Général Djibril Bassolé incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA) depuis le 29 septembre 2015 suite à son présumé implication dans le putsch manqué du Général Diendéré le 16 septembre 2015. Après la Kossi, c’est au tour des femmes du Sanguié, ville natale du Général Bassolé de lever la voix pour exiger la libération de leur fils. C’était au cours d’une marche-meeting organisée par les femmes le samedi  1 octobre 2016 à Réo.

dsc00525Elles étaient de milliers les femmes qui ont pris d’assaut la rue principale de Réo le samedi dernier pour exiger la libération du Général Djibril Bassolé. Parmi elles, on note une forte présence de femmes venues des provinces du centre-ouest et de Nouna. Habillées en rouge noire pour la plupart, pancarte à la main, elles ont marché sur la principale voie menant à Didyr pour se retrouver à la place de la nation de Réo où les différents représentants ont livré leur message. Un message commun, la libération du l’ancien chef de la diplomatie Burkinabè.

A leurs côtés, les femmes étaient soutenues par les jeunes de la région qui étaient fortement présent avec eux aussi des pancartes scanner de slogan.

dsc00520« Il est tout à fait normal que lorsque votre fils est incarcéré depuis plus d’un an sans jugement, je crois qu’il n’y a pas lieu d’être fier, il y a lieu au contraire de ce mobiliser pour réclamer sa libération », nous dit un habitant qui d’ailleurs qualifie la détention de Bassolé de « politique ». Pour lui, « on n’a pas besoin d’un an pour réunir des preuves pour condamner quelqu’un ».

dsc00558« On a remis le message de tous fond du cœur, notre fond de cri. Nous sommes touchés, Djibril est le plier de tout le monde entier. On a remis notre doléance à madame le haut-commissaire de la province de remettre à sa majesté le Mogho naba puis à qui de droit » nous livre Marguerite Bassono, porte-parole des manifestants. A Sa majesté parce que les femmes étaient accompagnées par des vielles qui se poudraient avec du cendre et pour la responsable, le Mogho Naba aurait le sens de ce geste.

Cette marche s’est terminée au commissariat du Sanguié où une lettre a été remise au Haut-commissaire de la province par les manifestants. Elle a promis à son tour la transmettre aux autorités gouvernementales.

1 Commentaire sur "Réo: Les femmes du Sanguié exigent la libération du Général Djibril Bassolé"

  1. Mais ou allons nous dans ce pays là? Nos maman on raison et la signification de se poudre avec du cendre veut dire beaucoup de chose. donc si le pouvoir pouvaient agir aussi vite pour rendre justice au sujet du fils de ces vielles femmes qui sont fatiguer, mais qui sont toujours sur pieds pour demande la justice pour leurs fils je crois que intelligemment la justice devrait donner sont verdique pour soulager ces parents et surtout nous ouvrir les portes dont il est le seul a détenir les clés. J’étais juste de passage. FILS AFRIQUE

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