Santé dégradante de Djibril Bassolé : La NAFA appelle à l’humanisme du président du Faso

Dans la matinée du vendredi 13 septembre 2019, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) a animé une conférence de presse. Il s’agissait pour le bureau exécutif de ce parti politique de lancer un cri de cœur au président du Faso concernant l’État de santé de Djibril Bassolé, leader de la NAFA.

À la suite de Yasmine Bassolé, c’est au tour de la NAFA, d’interpeller le président du Faso, sur la situation inquiétante de la santé de Djibril Bassolé, à travers une conférence de presse. « Cette conférence est une adresse spéciale au président » indique le secrétaire exécutif de la NAFA, Pr Mamoudou H. Dicko.

En effet, le 5 mai 2019, Djibril Bassolé a été rappelé de la Tunisie lorsqu’il était en soin pour raisons de santé. Il devait répartir le 10 mai 2019 en Turquie pour poursuivre les soins mais depuis 4 mois, rien n’a été fait et il ne bénéficie n’ont plus de soins. Jusqu’à ce jour, il n’a pas pu effectuer le déplacement malgré l’avis favorable du juge car « Il s’est vu opposer, explique monsieur Dicko, un refus du gouvernement par la non approbation ». Cette non-approbation se traduit alors par l’absence d’une signature sur son passeport qui relève du gouvernement burkinabè en l’occurrence le ministre de la défense.

« Le refus de permettre à quelconque prisonnier soit-il Djibril Bassolé ou pas, souffrant de grave maladie, d’avoir des soins médicaux appropriés à son mal est une privation de son droit à la santé, une torture, un acte délibéré de cruauté, un assassinat politique prémédité » clame-t-il. Pour eux, ils ne peuvent comprendre pourquoi ce refus et en appelle à la clémence du président du Faso « Face au traitement inhumain que subit actuellement Djibril Bassolé, nous appelons à l’humanisme et surtout à la responsabilité historique du chef de l’État son excellence Roch Marc Christian Kaboré, garant de l’unité et de la cohésion nationale afin d’éviter que l’irréparable se produise ».

À travers ce cri de cœur, il sollicite que le président « Use de tout son poids afin de prendre toutes les mesures pour permettre au citoyen Bassolé de préserver sa vie (…) Il est le seul à détenir entre ses mains la vie de Djibrill Bassolé ». Sa situation est inquiétante et même qu’un plaidoyer a été fait par l’opposition politique lors du dialogue politique tenu au mois de juillet. C’est pourquoi la NAFA invite le chef de l’État à tenir son engagement car la condition de santé de leur leader se dégrade, il est physiquement affaibli. Ils ont précisé que son mal est curatif et déplore que « cette chance de guérir » lui soit retirée. En plus « il ne peut pas s’échapper de la justice, mais il faut préserver sa vie. Donner lui une chance de préserver sa vie quel que soit sa peine, il vaut mieux qu’il soit vivant pour la purger » affirme la NAFA.

Au cours de cette conférence, ils n’ont pas manqué d’interpeller également la conscience collective sur la santé de leur leader qui est leur priorité. « Si aujourd’hui Djibril Bassolé meurt, on sait que l’on a assassiné politiquement ». La NAFA a lancé un appel aux Burkinabè pour l’union et réitérer son engagement à œuvrer pour transcender les divergences et privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

 

 

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