Quand les étudiants burkinabè rapatriés de l’Inde refusent de s’exprimer

 

Les étudiants burkinabè rapatriés de l’Inde sont rentrés au pays dans l’après-midi de ce dimanche 23 février 2020. Partis pour une durée de quatre (04) ans, les étudiants sont revenus plutôt que prévu de façon prématurée à Ouagadougou. Cependant accueillis par la presse, ils ont refusé de s’adresser aux journalistes.

Godavari institute of engineering and technology (GIET)“ est le nom de l’université indienne qui a accueilli les 16 étudiants burkinabè. Mais qu’est ce qui n’a pas marché pour que ces étudiants reviennent au pays sans terminer leur formation ?

En effet, ils se sont plaints à propos de leur condition d’étude. Selon eux, ils sont mal logés (cohabitant avec des singes, des reptiles …), et la restauration laisse à désirer. Ils ont fait entendre, depuis le pays d’accueil, que le niveau de l’enseignement de l’université est bas. Ces plaintes ont amené le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Alkassoum Maïga à rencontrer leurs parents afin de les rassurer de la visite d’un expert pour toucher du doigt les réalités sur le terrain. Pendant ce temps, les étudiants se sont exprimés par une manifestation qui est d’ailleurs interdite par le règlement intérieur de cette université indienne. Cette manifestation a prévalu le renvoi des 16 étudiants par l’administration de ladite université. Ils y étaient dans un cadre bien précis, celui de la poursuite de leurs études. Une fois donc renvoyés de l’université, ils ne peuvent pas rester en Inde, d’où leur rapatriement dans leur pays d’origine.

A l’arrivée des étudiants à l’aéroport international de Ouagadougou, les journalistes étaient sur place afin de mieux comprendre le problème. Les Hommes de Médias ont été surpris de voir les étudiants qui refusent de s’exprimer. Même les parents qui étaient venus pour ramener leurs enfants, n’ont pas voulu qu’ils s’adressent à la presse. Un de ces étudiants, nous expliquait discrètement qu’ils avaient décidé de laisser un message par la voix d’une seule personne, mais certains étaient déjà partis. Avant même qu’il n’ajoute un mot, un parent est venu l’amener en le tirant par le bras, contre son gré.

Vont-ils s’exprimer un jour ? Peut-être, oui. Nous attendons et espérons apporter beaucoup plus d’éclaircissements sur cette affaire.

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