Présidentielle à Madagascar : une mobilisation massive des électeurs dans les bureaux de vote

Les Malgaches, qui se sont déplacés dans les bureaux de vote espèrent à l’issue de cette élection présidentielle, se débarrasser des crise politiques. Si le scrutin s’est déroulé globalement dans le calme, selon Jeune Afrique, quelques incidents ont ponctué la journée.

Quelques minutes avant l’ouverture des bureaux de vote, le 7 novembre à 6 heures du matin, les files d’attente s’étiraient déjà. Dans le centre d’Antananarivo, elles débordaient même à l’extérieur des portes de l’école primaire Andrefan’Ambohijanahary. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) évoquait 35% de participation à la mi-journée pour le premier tour de cette élection présidentielle. Le chiffre définitif n’était pas encore connu à la fin de cette journée chômée et payée. En 2013, lors de la dernière présidentielle, 50% des électeurs s’étaient abstenus. Pour encadrer les dix millions d’électeurs appelés aux urnes, 10 000 éléments des forces de sécurité ont été mobilisés, ainsi que des centaines de milliers de personnels électoraux et de délégués de candidats.

Quelques incidents ont marqué cette journée. Des sondages, interdits, ont été réalisés auprès d’électeurs sortant de certains bureaux de vote. Par ailleurs, un groupe armé de voleurs de zébus, les dahalos, a attaqué un village à Befasy, empêchant les habitants de voter dans cette commune de la région de Morondava, sur la côte ouest de la Grande Île. Aucun événement de grande ampleur n’a cependant gâché ce scrutin, qualifié de « très décisif » par Ramtane Lamamra, le haut représentant de l’Union africaine qui a, lui-aussi, débuté sa journée par l’école primaire Andrefan’Ambohijanahary.

Les accusations de fraudes ne l’inquiète pas : « Les candidats se prêtent toujours ce genre d’accusations, en Afrique et ailleurs, tempère-t-il. L’important est le processus lui-même, qui a connu beaucoup d’obstacles depuis le mois d’avril 2018 ». Des manifestations contre des lois électorales controversées avaient alors mené au décès de deux personnes et à la nomination d’un nouveau gouvernement. « Ce scrutin est l’occasion de sortir définitivement Madagascar des épisodes de crise entamés en 2002 », souligne-t-il. À l’époque, Marc Ravalomanana avait pris le pouvoir à la suite d’une élection contestée. Il l’avait ensuite perdu en 2009 au profit d’Andry Rajoelina.

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