Point de presse du Gouvernement : l’actualité nationale au menu des échanges

Le gouvernement burkinabé à travers trois ministères, a tenu une conférence de presse ce jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou. Cette conférence a eu lieu dans un cadre d’échange et de dialogue entre le gouvernement et les Hommes de Médias. Il s’agit en effet, de faire le point de l’évolution des travaux au niveau du ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales puis celui de la santé. Le ministère de la communication et des relations avec le parlement a eu pour mission, quant à lui, de revenir sur l’actualité du Burkina Faso.

Pendant plus de deux heures de temps, le gouvernement burkinabé s’est donné l’occasion de revenir sur l’actualité au sein des ministères de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, et celui de la santé. Il s’agit pour le ministère de l’éducation d’intervenir dans trois domaines dont la mise en œuvre des instructions du conseil des ministres du 30 avril 2019, les préparatifs des examens et la situation des écoles fermées. Le ministère de la santé a tenu à donner les informations relatives au mouvement de grève en cours du syndicat de la santé et de porter à la connaissance de l’opinion les actions entreprises par le gouvernement pour répondre aux points de revendications des différentes plateformes.

Un accord trouvé entre le Syndicat de l’éducation et le ministère

Des mesures ont été prises par le ministère de l’éducation, en concertation avec celui de la fonction publique et des finances afin de mettre en œuvre les instructions du conseil des ministres du 30 avril 2019. Dans sa déclaration, le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro a déclaré que « concernant la finalisation de la rédaction du statut valorisant, il me plait de saluer la réalisation de cet engagement. » A en croire les propos du ministre, les 20 et 21 mai le comité a pris en compte les derniers amendements pour permettre de transmettre le projet de décret finalisé dans les prochains jours au conseil des ministres pour l’adoption. D’autres revendications sont également en cours d’exécution telles que, le traitement des indemnités de logement et spécifiques, le dossier relatif à la bonification d’échelon. Des actions sont toujours en train d’être menées par le gouvernement afin de tous finaliser. Stanislas Ouaro a tenu également à indiquer que sur les 56 revendications faites, 32 sont satisfaites soit plus de 60%.

Un budget de plus 14 milliards pour les examens de la session 2019

Les préparatifs des examens vont bon train. « A ce jour, les jurys sont constitués pour tous les examens et les numéros de procès-verbaux sont attribués aux candidats », a laissé entendre le ministre Ouaro. En ce qui concerne le nombre d’élèves inscrits dans les différents examens, on note une baisse du nombre dans la région de l’Est, du sahel et du Nord. Ces faits pourraient s’expliquer par l’effet du terrorisme qui sévit dans ces zones. Cependant, le ministre rassure qu’ « au regard de la situation sécuritaire, une session spéciale à l’endroit des élèves en classe d’examens dont l’année scolaire a été fortement perturbée, sera organisée. Nous ferons, à partir de la fin du mois de mai, l’état des lieux pour déterminer ceux qui pourront, par un réaménagement du calendrier scolaire, achever leur année scolaire. » Ainsi, un budget de 14 536 685 184 FCFA est déboursé pour la réalisation de ces examens.

Près de 2000 écoles fermées

La situation des écoles fermées a été également évoquée. En effet à la date du 17 mai, 1933 écoles au total sont fermées à cause de la situation sécuritaire. Suite à cette conséquence directe de l’effet du terrorisme dans les régions de l’Est, du Nord et du Sahel, 326 152 élèves sont affectés par cette situation, et 9042 enseignants seraient hors de classes. « Pour faire face à cette situation, je rappelle que le gouvernement a élaboré une stratégie de scolarisation des élèves des zones à forts défis sécuritaires », a affirmé le ministre.

L’état de grève en cours du syndicat de la santé, selon le ministère de tutelle

Ce point de presse est une occasion pour le ministre de la Santé, Léonine Claudine Lougue/ Sorgho, de revenir sur l’état des 96 heures de grève des Syndicats de la santé. En effet, le 02 mai 2019, le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) adressait un courrier officiel au chef de l’État, relatif à un préavis de grève de 96 heures allant du 21 au 25 mai 2019 suivi d’un boycott des gardes et des permanences à partir du samedi 25 au lundi 03 juin. Quatre (04) autres syndicats de la santé ont également déposé des préavis de grèves. « Face à cette situation, nous voudrions rendre publiques les actions qui ont été entreprises par le gouvernement dans l’optique de trouver des solutions », a-t-elle déclaré. En guise d’exemple, le ministre de la Santé a indiqué que sur la question des équipements de formations sanitaires, le gouvernement a déjà investi plus de 30 milliards de FCFA pour doter ces formations de matériels médico-techniques.

Sur la question des carrières, les syndicats exigent le reclassement en A1 des Attachés de santé et des Conseillers d’élevage. C’est au ministre de la Santé de rassurer que le gouvernement travaille à respecter ses engagements. En plus de ces actions, poursuit-elle, le gouvernement dans sa quête permanente de la paix sociale, a établi un dialogue permanent avec les partenaires sociaux. « En tout état de cause, le gouvernement voudrait rassurer la population que des mesures sont entreprises pour garantir la disponibilité des soins, spécialement dans les services vitaux et névralgiques », précise Léonine Claudine Lougue/ Sorgho.

Des morts enregistrés suite à ces grèves

Interpelée par rapport aux conséquences des grèves en termes de perte en vie humaine, le bilan à ce jour, d’après Claudine Lougué/Sorgho, fait état de quatre (04) morts. « Nous n’aurions pas souhaité que dans ce secteur-là, il y ait une grève. Malheureusement, regrette-t-elle, nous avons enregistré des morts. Le premier cas est la perte en vie humaine d’un nouveau-né suite à un transfert. Un autre cas signalé à Mogtéodo, est qu’une femme à terme a accouché d’un mort-né, faute d’un service minimum. Deux autres femmes sont mortes à Tengandgo, une par hémorragie après avoir pris trois poches de sang. D’après le ministre, elle a été prise en charge mais, ça n’a pas marché. Et l’autre est morte suite à un cancer pelvien généralisé. « Que le seigneur les accueille dans son royaume. On aurait pu éviter ces morts, si les partenaires et nous, on s’était entendu », a-t-elle terminé ses propos.

 

 

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