Patrimoine mondial : Le Burkina Faso va défendre en Azerbaïdjan ses historiques sites de métallurgie

 

Le Burkina Faso va défendre l’unique dossier africain en début juillet en Azerbaïdjan, lors de la 43e session du comité du patrimoine mondial de l’Organisation des nations unies pour la science et la culture (UNESCO). Appris par l’AIB, il s’agit notamment de celui de ses sites métallurgiques, vieux de plusieurs milliers d’années.

«Le premier objectif de l’inscription (au patrimoine de l’UNESCO) pour nous, c’est la protection de ces vestiges-là. Ce sont des vestiges uniques et irremplaçables et le deuxième objectif c’est de protéger ces biens là pour les générations futures», a affirmé mercredi, le secrétaire général du ministère en charge de la Culture Dr Lassina Simporé.

M. Simporé qui faisait allusion aux sites archéologiques de métallurgie, s’exprimait à l’issue d’une rencontre préparatoire de la 4e réunion des experts africains du groupe 5A de l’UNESCO, prévue du 10 au 15 juin 2019 à Ouagadougou et regroupant, l’Angola, le Burkina Faso, l’Ouganda, la Tanzanie et le Zimbabwe.

Le groupe 5A va défendre à Bakou à Azerbaïdjan du 30 juin au 10 juillet 2019, plusieurs dossiers dont l’unique dossier africain qui est celui des sites métallurgiques, implantés dans plusieurs localités du Burkina Faso.

«Nous avons essayé de recenser ce patrimoine archéologique très important et dont les plus anciens datent du 8e siècle avant Jésus-Christ et nous avons essayé de montrer que c’est un patrimoine très important mais en voie de disparition à cause d’un certain nombre de facteurs. Nous avons aussi démontré que le Burkina est prêt à relever ce défi de protection de ces pièces uniques et irremplaçables, surtout s’il y a l’accompagnement international à partir de l’UNESCO», a expliqué Lassina Simporé.

«Nous serons fiers de pouvoir montrer à ceux qui vont venir après, qu’il a existé au Burkina Faso, des ingénieurs, des savants qui ont pu à partir de la latérite, extraire des particules de fer pour développer la qualité de vie des hommes de l’époque», a ajouté l’expert.

Dr Simporé a indiqué que le Burkina Faso s’est engagé à être le leader sur les questions de métallurgie, si son dossier est retenu par l’UNESCO.

«Nous avons mis toutes les chances de notre côté. Mais il reste que ça reste une compétition et ça va m’étonner que nous ne réussissons pas, vu notre détermination et vu la qualité du travail qui a été fait depuis dix ans», a-t-il conclu.

En rappel, Dr Lassina Simporé et son équipe ont déjà réussi à inscrire en 2009, au patrimoine mondial de l’UNESCO, les ruines de Loropéni, situées dans le Sud-ouest du Burkina Faso.

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