Paix et sécurité alimentaire, au menu d’une concertation de parlementaires africains à Ouagadougou

Les présidents des parlements africains ont entamé, jeudi à Ouagadougou, la 40ème conférence de leur union qui sera marquée par des réflexions sur le renforcement de la paix et de la sécurité ainsi que sur la persistance de la sècheresse et de la famine.

«Nous pouvons de par la proximité que nous avons avec les populations, jouer un rôle de premier plan dans l’information, la sensibilisation et le plaidoyer axés sur la culture de la paix et de la tolérance»,  a déclaré le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Bala Alassane Sakandé, à l’ouverture de la conférence de l’Union parlementaire africaine (UPA).

Le développement agricole et l’agro-industrie en Afrique sont freinés par la problématique de la persistance de la sécheresse et de la famine, chose qui ne laissera pas l’UPA indifférente au cours de sa conférence.

«Cette problématique nous interpelle sur les politiques publiques de sécurité alimentaire en lien avec des critères clés de disponibilité, d’accessibilité et d’utilisation rationnelle des ressources alimentaires. Elle nous interpelle également sur la capacité de nos Etats à mieux prendre en compte les impondérables naturels dans les politiques de développement», a fait remarquer Bala Alassane Sakandé.

Pour sa part, le président exécutif de l’UPA, Cipriano Cassama a indiqué qu’à ce jour, 20 millions d’africains dans 37 pays manquent du minimum vital et 28 pays sont dans un contexte d’insécurité, d’instabilité, marqués par le déplacement des populations.

« Notre devoir est de trouver des solutions à travers des échanges tout aussi fructueux que féconds dans l’intérêt des populations que nous représentons», a-t-il déclaré.

Les recommandations de la conférence seront soumises aux chefs d’Etats des différents pays qui composent l’Union. Dans cet esprit, les chefs des parlements, ont été reçus en audience hier mercredi par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré.

40ème du genre, la conférence prévue pour deux jours, a été précédée de la 71ème session de l’UPA qui s’est tenue du 6 au 8 novembre dernier à Ouagadougou.

Créée à Abidjan le 13 février 1976, l’UPA compte 40 parlements nationaux en qualité de membres et plusieurs pays et organisations en tant qu’observateurs.

Elle a pour objectif de renforcer le dialogue et la coopération entre les parlements africains et de traiter des problématiques d’intérêt commun.

Agence d’Information du Burkina

wis/ak

 

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