Tensions meurtrières de Yirgou : La jeunesse de l’UPC adhère à la marche du 12 janvier 2019

L’union nationale des jeunes de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu une conférence de presse ce jeudi 10 janvier 2019 à Ouagadougou. Au cours de ce point de presse, le drame de Yirgou et la situation sécuritaire étaient au menu des échanges.

« Nous condamnons l’attaque terroriste et le massacre », déclare Jean Baptiste Nacoulma, président de l’Union nationale des jeunes de l’UPC, concernant l’assassinat du chef de Yirgou et de six autres personnes qui ont conduit au massacre « inhumain et lâche » de 49 personnes, selon le gouvernement et certaines organisations. Suite à ces actes, l’UPC compte témoigner de leur compassion aux familles éplorées et aux victimes en dépêchant une délégation demain vendredi 11 janvier 2019.

Selon des témoignages, le massacre a été commis par des Koglwéogo locaux. « La jeunesse de l’UPC n’est pas contre les Kolgwéogo (…) mais, les tueries à grande échelle commises à Yirgou font honte au peuple burkinabè et ternissent l’image des Kolgwéogo », déplore monsieur Nalcouma. « Il faut que justice soit faite, il faut que les coupables soient arrêtés et condamnés à la hauteur de leur forfait », souhaite-t-il pour éviter que d’autres actes semblables se reproduisent. Les conférenciers du jour ont exprimé leur sentiment de déception face à cette absence de procédure pour arrêter des coupables. « La jeunesse de l’UPC demande solennellement à la justice burkinabè, celle qui est prompte à arrêter des leaders d’OSC et à condamner les Web activistes, à faire élucider cette affaire de manière diligente », confie-t-elle. Il déplore la passivité du président Kaboré dans cette situation et la non instauration du deuil national.

Par ailleurs, cette jeunesse a annoncé qu’elle prendra part à la marche meeting du samedi 12 janvier 2019, initiée par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et invite la population à y prendre part.

Situation sécuritaire inquiétante, « le pays est rongé par l’hydre terroriste »

Selon la jeunesse de l’UPC, « le pays est rongé par l’hydre terroriste ». Ceci est remarquable à travers les attaques des individus non identifiés qui sont banalisées et la fermeture des écoles. L’Union des jeunes de l’UPC déplore également l’absence d’enquête concluante après les attaques.

Quant à l’État d’urgence, elle propose « que soient mis à la disposition de l’Administration, les moyens humains, matériels et juridiques nécessaires au succès de cette mesure ». Elle invite le peuple à consolider la paix, la tolérance et la solidarité, tout en l’interpellant à ne pas être la génération qui conduira à la division du peuple.

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