Marche meeting du 16 septembre : La coalition des syndicats libres et indépendants annonce leur non participation. En voici les raisons

À la suite de la Coordination des associations professionnels et syndicats de l’économie informelle (CAPSEI), c’est au tour de la coalition des syndicats libres et indépendants d’annoncer leur non-participation de la marche meeting du 16 septembre 2019. Cette annonce a été faite au cours d’une conférence de presse ce jeudi 12 septembre 2019 à la bourse du travail tout en donnant les explications sur une telle décision.

La coalition des syndicats libres et indépendants a annoncé qui ne font pas parti de la coalition des syndicats et des OSC organisateurs de la marche meeting du 16 septembre 2019 et n’y prendront pas part. Selon eux le 16 septembre a été choisi pour commémorer la résistance du putsch manqué et non pour un meeting quelconque explique le porte-parole Guy Olivier Ouédraogo.

En effet après une rencontre non tenue avec le gouvernement-syndicat en mai 2019, une assemblée générale a été convoquée le 17 août. Au cours de cette assemblée « une plateforme revendicative truffée de points étrangers à la lutte des travailleurs » selon monsieur Ouédraogo a été « imposée », « en lieu et place de celle de l’UAS qui est pendante auprès du gouvernement ». Pourtant, cette assemblée devait être consultative. Face à ce qu’il qualifie de « manipulation » les syndicats libres et indépendants ont refusé de signer la plateforme qui n’a pas été validée. Après une rencontre avec le Mouvement burkinabè des droits humains et des peuples (MBDHP), les OSC et les syndicats de la confédération générale des travailleurs du Burkina (CGTB), ont décidé de procéder à la « rédaction d’une plateforme revendicative commune ». Selon ces explications, dans la plateforme aucune revendication de l’UAS n’apparait. Le document a donc été déposé au nom de l’UAS malgré l’absence de la signature de certains syndicats « Avec l’absence de la signature d’un membre, l’action ne peut être menée au nom de l’UAS mais plutôt à titre individuel » confie monsieur Ouédraogo. Selon lui la coalition utilise donc le nom de l’Unité d’action syndicale (UAS) pour des raisons propres.

La grève viole ainsi les principes de l’UAS. «Au vue de ces actes que cachent toutes ces manœuvres ? » se questionne-t-il.  C’est pourquoi, la coalition des syndicats libres et indépendants invite leur membre à se démarquer de la grève car ces intérêts ne sont « nullement pour la défense de nos intérêts matériels et moraux mais pour des intérêts inavoués et inavouables ». En rappel, cette coalition regroupe à son sein 17 syndicats.

 

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