Les universités publiques du Burkina Faso : rattraper le retard pour en faire un ancien cauchemar

Lors de son discours sur la situation nationale à l’hémicycle, plusieurs points ont été soulevés par le Premier ministre notamment la question du retard dans les universités publiques du Burkina.

Dans son discours, le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba a fait ressortir les différents travaux que le gouvernement à mener dans les universités publiques du Burkina Faso. Concernant les infrastructures, six bâtiments ont été achevés et équipés aux universités Ouaga 1, Norbert Zongo, Nazi Boni, Dédougou, Ouahigouya et Fada N’Gourma. Aussi, des projets sont en cours pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement avec la procédure d’une réalisation de deux amphithéâtres de 2500 places à Ouaga II, le démarrage de la construction d’amphithéâtres de 750, 500 et 300 places à Koudougou, l’ouverture des centres universitaires polytechniques à Gaoua et à Kaya, la création des centres universitaires polytechniques à Dori puis à Tenkodogo et le recrutement de 100 assistants et 100 attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER).

Pour renforcer les services sociaux, 135 bus ont été acquis dont 60 pour la mobilité urbaine et 75 pour les activités pédagogiques. 4857 étudiants, demandeurs de cité, ont été hébergés dans les cités et les résidences universitaires. Concernant les bourses, 2300 bourses ont été octroyées dont 300 pour les filles et 7100 bourses ont été renouvelées. Une aide a été octroyée à 49 346 étudiants et des prêts à 7877 étudiants. D’autres actions sociales dans les universités se poursuivent. Il n’a pas manqué de faire ressortir les ambitions du gouvernement dans les universités pour l’année 2018 qui sont entre autres, l’aménagement de l’université Ouaga II à Gonsin, la réalisation des universités virtuelles et espaces numériques, l’opérationnalisation du premier ordinateur pour les étudiants en cycle de licence et l’achèvement du processus d’acquisition des bus. Avec toutes ces réalisations, le retard sera bientôt qu’un ancien cauchemar.

En rappel, la situation des universités publiques était accablante : problèmes de retard, manque d’infrastructures, manque d’enseignants, chevauchement des années académiques, … Chaque Unité de formation et de recherche (UFR) lutte pour sortir de ce gouffre. Concernant les rentrées académiques, le ministre de tutelle Pr Alkassoum MAÏGA a affirmé que les bacheliers de 2016 sont bel et bien rentrés et que certains sont à leur deuxième semestre et d’autres en deuxième année. Pour ceux de 2017, deux UFR sont toujours en attente mais rentreront bientôt. Il ajoute que le gouvernement travaille à ce que les bacheliers de 2018 commencent en octobre, donc une possible normalisation des rentrées académiques. Une très belle initiative à encourager. La balle est maintenant dans le camp des étudiants et des enseignants.

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