Communes minières : les maires plaident pour le droit de leurs localités

Dans la matinée de ce vendredi 12 avril 2019 s’est tenue à Ouagadougou, une rencontre organisée par le Réseau national des maires des communes minières. L’objectif de cette rencontre est de soulever la question de la souffrance des populations desdites communes et d’exiger le fonds minier de développement local. Les maires se disant élus du peuple, sont préoccupés par la situation que traversent les habitants des communes minières.

« Il y a un temps pour observer et un autre pour prendre ses responsabilités », martèle Issaka Yaméogo, maire de la commune de Yalga. Les maires des communes expriment leur mécontentement devant les Hommes de médias par rapport au non respect du code minier adopté depuis 2015. Les populations des zones minières souffrent et eux, en tant que élus, ne peuvent rester bras croisés face à cette souffrance.

En effet, les sociétés minières ont le devoir de verser 1% des revenus afin de financer ou d’aider les communes dans lesquelles elles sont implantées. Malheureusement, ce n’est pas le constat, selon les maires desdites communes. C’est ce qui explique la tenue de cette conférence de presse, afin de mettre au courant l’opinion nationale et internationale des réalités que traversent ces communes.

« Les réalisations faites par les sociétés minières dans le cadre de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), sont insignifiantes face aux pertes en tout genres des communautés », déclare le maire Issaka Yaméogo, par ailleurs, président du Réseau national des communes minières et d’ajouter : « De même, les réalisations faites dans le cadre des obligations légales ne sont pas toujours de bonne qualité, ce qui compromet le développement local ».

C’est aussi, dénoncer le fait que les communes ne « bénéficient d’aucun avantage particulier », même en abritant un projet minier. Pour les conférenciers du jour, les organisations des sociétés civiles ne seront plus seules face à la lutte du non respect du code minier. Également, il est inconcevable d’abriter une société minière dans sa localité et au lieu d’avoir des avantages vis-à-vis de ces sociétés, ces populations sont plutôt enrôlées dans la souffrance.

Quant à Saidou Maïga, maire de la commune de Falangoutou, « le code minier est une obligation de l’Etat ». A la question de savoir des nouvelles du maire enlevé dans le sahel, monsieur Maïga déplore cette situation malheureuse. « Nous n’avons pas de nouvelle de lui. C’est son chauffeur qui a été libéré mais où qu’il soit, nous le portons dans nos cœur et prions pour lui afin que tous se passe bien », a-t-il indiqué.

Le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) dit soutenir les maires dans leur lutte jugée “noble“. Lassané Simporé, représentant du MBDHP, explique que c’est aussi un droit pour ces habitants et qui doit être respecté par les sociétés.

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