Le redéploiement des enseignants : « Un besoin ou une punition » , se questionne la CNSE

 

Ce mardi 20 août 2019, la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a animé une conférence de presse à la bourse du travail. Au cours de cette rencontre, la coordination a dénoncé l’affectation spéciale organisée par le MENA PNL .

Le 7 juin 2019, le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENA PNL) a annoncé aux organisations syndicales qu’il n’y aura pas de session de la commission d’affectation pour convenances personnelles au titre de l’année 2019. Mais le syndicat découvrira sur les réseaux sociaux « une circulaire qui suspend les affectations pour convenances personnelles au titre de l’année 2019 » dévoile Souleymane Badiel, coordonnateur de la CNSE. Les affectations spéciales au titre de l’année 2019 seront donc annoncées en conseil de ministre. La CNSE a alors invité ses membres à prendre part aux travaux en leur indiquant des exigences pour une meilleure évaluation des personnels comme le respect du nombre d’effectif par classe, la présence d’un animateur de la vie scolaire pour deux classes et la définition des postes de travail pour les personnels d’administration et de gestion (PAG). Mais la CNSE se verra dans l’obligation d’appeler ses membres à suspendre les travaux.

L’affectation par convenances personnelles est un droit pour l’agent de la fonction publique et reconnue par les textes officiels. La suspendre, selon monsieur Badiel, est un « déni », « c’est la première fois qu’intervient une telle remise en cause dans notre système éducatif », ajoute-t-il. Aucun problème majeur lié à la gestion du personnel, n’existe dans le décret pour les affectations. Le coordonnateur de la CNSE a tout de même rappelé que l’affectation pour nécessiter de service, a toujours été source de crises. Pour eux, le MENA PLN a mis en place un décret à valeur limitée et veut l’utiliser « pour opérer un redéploiement du personnel du ministère et plus grave pour justifier une option de non recrutement du personnel avançant une pléthore d’enseignants en rapport avec le nombre des classes existantes » et donc la cause ne provient pas des affectations, rassure la CNSE.

Du reste, la coordination ne comprend pas cet acharnement, s’agit-il d’une punition pour les luttes menées ? se questionne-t-elle. Toutefois, le manque de personnels de l’éducation demeure. Elle invite donc leur ministère de tutelle à surseoir à cette idée et à trouver plutôt des solutions idoines pour l’éducation comme, la réalisation des infrastructures éducatives, le recrutement et la formation du personnel… Elle appelle également les travailleurs à rester mobilisés et solidaires pour des luttes éventuelles.

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