La crise de l’éducation: Les prédateurs politiques burkinabè en font face

L’effet de clochardisation généralisée et des tensions diverses s’agitent dans la société burkinabé. Alors les relations dégénèrent de plus en plus en violence. La culture de la haine et de l’égoïsme à tous les niveaux semble prendre le pas sur les attitudes de solidarité. Ce qui a pour conséquences la multiplicité des discriminations et des exclusions.

Sur le terrain, on assiste progressivement à des fractures morales, sociales, culturelles et politiques . Nos établissements scolaires deviennent le siège de revendications et de contestations de toutes sortes. Ce qu’il faut rappeler aux vaillants acteurs de l’éducation burkinabè qui luttent pour la qualité de l’enseignement scolaire, c’est que les revendications et les contestations liées à l’école ont toujours existé depuis les origines même de l’école.

Dans le cas spécifique du Burkina Faso, parmi les maux qui minent l’école aujourd’hui, figure en bonne place la dégradation continue du climat de travail au sein des établissements. C’est pourquoi il est important de se donner la peine par conviction pour l’avenir de la nation burkinabè, de contribuer à travers cette réflexion sur la crise actuelle de l’éducation.

Pour maintenir une meilleure cohésion sociale et une solidarité fraternelle, et pour bâtir une nation capable de se réinventer et s’adapter aux changements et défis de son époque, le système éducatif du Burkina doit subir une refonte complète. Malheureusement ce qui se prépare au Faso, ressemble à une mauvaise réponse face à une vraie question de société . Ce qu’il y a, à retenir des manifestations de ces derniers jours à propos de l’éducation, ce sont les débats qu’ils ont suscités et qui, pour la plupart du temps, témoignent d’une véritable crise de la pensée au Burkina.

Ceux qui ont en charge le destin de ce pays semblent foncièrement engloutis dans une panne inqualifiable. Ils baignent dans la culture du « sur-place », où certains de leurs « intellectuels de service» ne ressemblent à rien d’autres qu’à des agitateurs de plateaux, payés pour râler. L’esprit de polémique a remplacé celui du dialogue et du débat d’idées. Ce qui contribue ainsi à la crétinisation massive de notre société. Il faut dépasser le stade de l’incantation et du balbutiement.

Par ailleurs, il faut également cesser les réactions intempestives et épidermiques, afin d’inventer des solutions à nos problèmes, car la démocratie risque de dégénérer là où il y a mépris des citoyens. Ce qui est déplorable dans la gestion de la crise actuelle de l’éducation, c’est la rapacité de nos responsables politiques. Au lieu de prendre de la hauteur sur les événements et développer une vision nouvelle de la société, ils s’adonnent à des méthodes insalubres de délation.

En outre, il faut reconnaitre qu’on ne change pas les choses à coups de sorties médiatiques hasardeuses, de tweets risibles, de post dégoûtants sur Facebook ou en durcissant faussement le ton, mais en redéfinissant, en amont, une vision précise de l’avenir de notre société. En tout état de cause, il est raisonnable de travailler à faire des revendications et contestations actuelles des enseignants, une opportunité et non un handicap. Cette opportunité va être saisie pour améliorer la qualité de l’enseignement burkinabè d’une part, et d’autre part, elle se présente comme une révision concertée des principes de vivre ensemble.

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