Justice : Une dizaine d’OSC sonnent la mobilisation pour réclamer la justice

Une coalition des Organisations de la Société Civile (OSC), tient du 19 au 20 mai 2017, un forum dénommé journées de dénonciation de l’impunité des crimes économique et de sang à Ouagadougou. Des échanges, des déclarations et des témoignages sur les crimes de sang et économique constitueront la substance de ce forum de deux jours selon les organisateurs.

« Nous avons constaté que, depuis l’insurrection populaire et la résistance au putsch du Général Diendéré, il n’y a pas d’avancée notable en ce qui concerne la justice », déclare Elie Tarpaga, porte-parole de la coalition. C’est la raison qui a poussé la coalition à organiser un forum afin de dénoncer l’impunité des crimes de sang et économique. Du 19 au 20 mai 2017, ce forum vise à sonner la mobilisation pour que justice soit rendue pour tous les crimes de sang et économiques.

La coalition réclame vérité et  justice pour les crimes de sang restés impunis jusque-là. Il s’agit entre autres, des élèves de Garango, le suivi du dossier David Ouédraogo, Norbert Zongo, Dabo Boukary et le dossier des martyres de l’insurrection, etc. Pour Elie Tarpaga, les crimes économiques sont légions au Burkina Faso. Là aussi, M. Tarpaga et ses compagnons demandent que justice soit rendue. A titre d’exemple, il est revenu sur l’affaire de la réfection de la Mairie de Ouagadougou. Simon Compaoré actuel ministre d’Etat, a été épinglé en son temps, par la Cours des comptes en 2005. Il cite également l’affaire Guiro, l’affaire de la CNSS et de l’affaire Joseph Paré, etc.

A en croire le porte-parole de la coalition, la lutte contre l’impunité au Burkina, c’est essentiellement s’investir sur deux fronts, à savoir la persévérance et ne point perdre espoir. Du reste, les initiateurs de ce forum sont convaincus que la solution aux problèmes du Burkina, notamment l’impunité, ne réside pas dans des cadres préfabriqués comme le HCRUN, la CODER.

Ce jour 19 mai 2017, marque le 27e anniversaire de l’assassinat de Dabo Boukary. L’occasion fut belle pour l’UGEB (Union Générale des Etudiants du Burkina), de prendre la parole et de montrer toute son indignation contre ce crime resté toujours impuni. Selon son président, Vincent Bado, certains acteurs de ce crime de sang au Burkina, tentent de falsifier l’histoire de ce qui s’est réellement passé en mai 1990. Il est revenu sur les tenants et aboutissants qui ont conduit à l’enlèvement, à la torture et à la mort de leur camarade.   M. Bado indique que l’UGEB restera mobilisée pour la vérité et la justice.

La coalition initiatrice de ce forum est constituée d’une dizaine OSC. Il s’agit du Comité de Défense et d’Approfondissement des Acquis de l’Insurrection Populaire (CDAIP), du Réseau National de Lutte Contre la Corruption (REN-LAC), du Mouvement Burkinabè des Droits des Hommes et Peuple (MBDHP), de l’Union Générale des Etudiants du Burkina (UGEB), du SYNAMUB, du CADDL, de l’ODJ, de la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC) et de OESO.

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