CAMEG: mise au clair des récents événements

La Centrale d’Achat de Médicament Essentiel Générique (CAMEG) est montée au créneau ce vendredi 9 mars 2018 à Ouagadougou à travers une conférence de presse, pour dit-elle, démentir des informations qui ont été relayées par certains médias. Les conférenciers du jour ont éclairé l’opinion sur l’affaire de ventes de produits pharmaceutiques à des terroristes à Ouagadougou. Un autre sujet abordé au cours de la conférence de presse, concerne le cas de circuit parallèle de ventes de médicaments, constaté à Bobo-Dioulasso.

« Aucun agent de la CAMEG, n’a été déféré à la MACO pour vente de produit à des terroristes comme relayé par certains médias », déclare d’entrée Nikaelou Kéré, Chef du département de la Communication de la CAMEG, à la conférence de presse initiée ce vendredi 9 mars 2018 à Ouagadougou.

En effet, d’après M. Kéré, l’information relayée, puis démentie dans certains médias, indiquait qu’un agent de la CAMEG a été déféré à la MACO pour vente de produits pharmaceutiques  à des terroristes. Il laisse entendre que la Centrale a effectivement constaté l’absence d’un aide-magasinier de son poste à Ouagadougou car interpellé par la Brigade de recherche du Commissariat central de police de Ouagadougou.

Selon les explications du Chef de département de la Communication, l’agent en question serait entré en contact avec un autre agent grossiste pharmaceutique privé pour trouver un produit nommé « rivitril » pour un ami moyennant de l’argent.

Quant aux circuits parallèles de ventes de produits pharmaceutiques à Bobo-Dioulasso, cela a été avéré suite à l’interpellation par la Brigade Anti Criminelle (BAC) le 21 février dernier, d’un agent de la CAMEG. Son audition aurait permis à l’interpellation de neuf autres agents, toujours de la CAMEG ainsi que 4 clients et deux autres personnes soupçonnées complices. A en croire Emmanuel Sawadogo, Chef du département Assurance et qualité, la police a déclaré qu’une des personnes mises en cause a reconnu avoir livré des produits à 31 responsables de formations sanitaires d’une province de la région des Hauts Bassins. En sus, M. Sawadogo ajoute que ces produits ont aussi été livrés dans d’autres régions du pays, en Cote d’Ivoire et au Niger.

La CAMEG souligne par ailleurs que lors de leurs opérations, toutes les procédures administratives, comptables et financières ont été suivies si bien qu’elle n’a pas engendré de perte. Des agents interpellés, il n’y a que deux qui ont été livrés à la Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo. « Ces actes posés seront appréciés à l’interne, au regard du règlement intérieur qui régit le personnel de la CAMEG », darde M. Kere et d’ajouter que les sanctions disciplinaires prévues, seront appliquées au regard des fautes commises.

 

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