IAFIG : Un premier master en finance islamique, soutenu

 

Le samedi 2 novembre 2019, s’est tenue à l’Institut Africain de Finance Islamique et de Gestion (IAFIG) une soutenance en master option finance islamique. C’est le tout premier master soutenu par la première promotion en master finance islamique. C’est sur le sujet de : « Analyse des textes de la BCEAO sur la finance islamique et leur représentation au Burkina Faso », que Sawadogo Mahamadi a apporté de la connaissance à la connaissance en matière de finance islamique.

La question de la finance islamique est d’actualité mais son application reste toujours méconnue. Ce sujet consistait à analyser les différents textes que la BCEAO a mis en place concernant la finance islamique. En effet, l’Afrique fait face à une dette qui ne cesse de croitre et qui devient un fardeau. C’est pourquoi la finance islamique se présente comme une solution idoine en témoigne les instructions prises par l’UEMOA pour son application. Ce travail a permis d’analyser les différentes instructions qui ont ainsi révélé des paramètres qui concernent la finance islamique. Certains ont été pris en compte mais d’autres restent à combler. Par ailleurs, le manque de cadre comptable relatif aux institutions financières, est une des difficultés dans l’application de cette finance islamique.

Cette soutenance est le tout premier en matière de finance islamique au Burkina Faso. C’est pourquoi l’impétrant a rencontré des difficultés pour aborder en profondeur ce sujet, comme l’indisponibilité des données. « Les gens sont réservés lors de la collecte des données au niveau des institutions financières », confie-t-il.

Pour monsieur Sawadogo, le sujet a attrait à la réglementation en finance islamique au niveau de l’espace UEMOA. « C’est en 2018 que la BCEAO a mis en place un certain nombre de textes pour permettre l’application de la finance islamique au Burkina Faso ». Cette mise en œuvre est encore méconnue, ce qui explique le choix de ce sujet portant sur la règlementation au niveau des différents pays que compose l’UEMOA. Elle permet aux institutions financières islamiques, d’exercer sur le plan national et communautaire en toute légalité.

Pour Han-Madou Ilboudo, directeur de mémoire, « la finance islamique c’est vraiment une inclusion financière indépendamment de l’appartenance religieuse (…) L’étatique participative peut être une alternative pour le financement des petites et moyennes entreprises, des couches vulnérables qui sont exclues des financements conventionnels ». Selon lui, des difficultés majeures comme la méconnaissance du système, le manque de ressources humaines qualifiées pour assurer la formation, la faible mobilisation dans les inscriptions, les difficultés financières sont rencontrés à l’IAFIG. Il invite donc les personnes intéressées par la finance islamique à s’y lancer pour en apprendre davantage car c’est une étude qui n’est pas d’ordre religieux.

De la présentation de l’aspect théorique de la finance islamique à la présentation des textes et de son analyse, pour les membres du jury, « le sujet est pertinent et très d’actualité ». Du fond à la forme, les membres du jury ont procédé à tour de rôle à des critiques et suggestions pour l’amélioration du travail. Après des critiques et des apports du jury, l’impétrant a eu la moyenne de 17/ 20 avec la mention Très bien.

 

Délina Ouédraogo

1 Commentaire sur "IAFIG : Un premier master en finance islamique, soutenu"

  1. Bravo à l’étudiant et à l’IAFIG

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*

cinq × quatre =