G5 Sahel : Relier les cinq (05) pays par une voie ferroviaire

 

Les travaux sur l’étude de faisabilité du chemin de fer du G5 Sahel sont lancés dans la matinée de ce vendredi 6 septembre 2019 à Ouagadougou. C’est une rencontre entre des experts venus des cinq (05) pays du G5 sahel, qui a pour objectif de voir dans quelles mesures, cette infrastructure serait réalisable. Il s’agit de mettre en œuvre une grande infrastructure (chemin de fer) afin de relier les cinq pays composant cette institution.

L’atelier de l’étude de faisabilité du projet du chemin de fer du G5 sahel a été lancé ce matin par le ministre burkinabè des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Timbindi Dabilgou par ailleurs ministre président du comité des ministres des infrastructures ferroviaires du G5 Sahel.

Le projet de construire cette infrastructure est une volonté des chefs d’Etat, établie lors du premier sommet ordinaire du G5 sahel tenu en novembre 2015 à N’Djamena. C’est dans cette optique que cet atelier est organisé afin de donner davantage de visibilité au projet et permettre une prise de contact avec le groupement de bureaux d’étude retenu.

« Le G5 sahel est reconnu pour les questions liées à la sécurité et à la paix. Mais les chefs d’Etat ont compris qu’on ne peut pas aboutir à un espace de paix et de développement si on ne s’attaque pas aux questions réelles de développement », a laissé entendre Vincent Dabilgou, président de la cérémonie. Pour lui, c’est un grand projet qui va permettre aux pays concernés de pouvoir aligner « espace de sécurité » et « espace de développement » . A en croire monsieur Dabilgou, l’on pourra lutter contre l’insécurité en créant un espace de développement et c’est une première que cinq pays de l’Afrique s’unissent pour un tel grand projet. « Dans cette vision, nous sommes véritablement accompagnés par des partenaires techniques de développement, par des pays qui voudraient nous voir rentrer dans un cycle de développement et de paix », a-t-il déclaré tout en soutenant que: « nous sommes confiants que ces partenaires vont nous accompagner. »

Selon Mickaïlou Sidibé, expert infrastructure du G5 sahel, responsable de la conduite du projet au niveau du secrétariat permanent, il s’agira lors de cet atelier d’échanger avec le bureau d’étude en charge de la conduite sur la question du planning. « On aura également l’occasion de faire une présentation des experts dédiés à la mise en œuvre de l’étude. Dès que l’étude est bouclée, il sera question de la phase de mobilisation de financement pour la mise en œuvre des travaux », a-t-il précisé. D’après ses propos, c’est après avoir mené les études que sera indiquée l’estimation du coût financier du projet.

Ce chemin de fer qui fera le tour du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie, soulagera les populations de ces zones. Cela facilitera également les différents transports et permettra aux peuples de gagner du temps dans l’exécution de certaines tâches. Après cet atelier, les experts pourront situer l’opinion sur la question du coût et surtout la date du début des différents travaux dans le cadre de la mise en œuvre de cette infrastructure.

1 Commentaire sur "G5 Sahel : Relier les cinq (05) pays par une voie ferroviaire"

  1. Très bon projet de développement. L’initiative est noble. Courage à tous les partenaires. Mais j’ai bien peur que la France n’en fasse un bon dealdnas le cadre de l’exploitation de nos ressources minières.

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