Fraude au BEPC 2018 : les sanctions s’appliquent

Les élèves ne finiront jamais d’utiliser toutes les méthodes de fraudes pour aboutir à leur fin. Avoir un examen avec la conscience tranquille est une fierté mais l’avoir par d’autres moyens comme la fraude par exemple, en est-elle une aussi ? Pour la session du BEPC 2018, un candidat s’est fait pris en flagrant délit de fraude. Jugé le vendredi 6 juillet 2018, le candidat fraudeur et son complice ont reçu respectivement une peine d’emprisonnement de 4 mois et de 6 mois avec une amende de 500 000 F CFA.

Fatao, candidat au BEPC et Moustapha, élève en classe de 1ère avaient élaboré un plan d’entraide avant les examens. Il s’agissait pour le candidat du BEPC d’envoyer les sujets photographiés de français et des mathématiques à son aîné de la 1ère par WhatsApp. Un plan qui se dit savamment bâtit par nos jeunes élèves.

Comme convenu entre les deux individus, dès le premier jour des épreuves le 18 juin 2018, Fatao envoie le sujet de français à Moustapha. Bien reçu ledit sujet, ce dernier le transmet à un prétendu petit frère nommé Mazou pour demander son aide. Mazou le soutient alors en traitant une partie du sujet parce que le reste est illisible. Malheureusement pour notre candidat au BEPC, il se fera prendre par les surveillants. En effet, son portable lui a été confisqué mais Fatao obtient malgré cet acte de fraude, non seulement une chance de poursuivre les épreuves mais aussi une autre qui lui permettra d’aller composer au second tour.

Comme le dit bien un adage, le chien ne change jamais sa manière de s’assoir. Fatao va recommencer encore sa manœuvre lors des épreuves du second tour et sera pris de nouveau. Il dénonce enfin son complice, tout en affirmant que c’est à partir du numéro du soi-disant petit frère de Moustapha à savoir Mazou, qu’il recevait le corrigé mais pensait que c’était Moustapha qui le traitait. A entendre Moustapha, c’est plutôt Kaboré Alassane qui traitait les sujets.

Quant au tribunal, Moustapha devait dissuader Fatao sur ce chemin. Une leçon de moralité a été servie aux deux fraudeurs. Le tribunal a condamné Fatao à 4 mois d’emprisonnement et Moustapha à 6 mois ainsi qu’une amende de 500 000 F CFA. Mais des questions restent posées entre les différents citoyens burkinabè.

Pourquoi les surveillants ont juste confisqué le portable du candidat dès la première tentative de fraude et lui ont donné une chance de poursuivre les épreuves ?   Certes, Fatao et Moustapha ont été punis par la loi, mais qu’en est-il pour le présumé petit frère Mazou et Kaboré Alassane ?

 

 

 

1 Commentaire sur "Fraude au BEPC 2018 : les sanctions s’appliquent"

  1. bien fait pour eux.Mais il faudra que lessurveillants eux,aussi jouent correctemet leur rôle.

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