L’Arabie saoudite, en déficit budgétaire, sabre le salaire de ses ministres

Privé de sa rente pétrolière, le royaume cherche par tous les moyens à redresser ses finances, qui devraient afficher cette année un déficit équivalent à près de 14 % de son PIB.

Les temps sont difficiles pour les pétromonarchies du Golfe victimes de la chute des prix du pétrole depuis 2014. Habituée aux largesses financières, l’Arabie saoudite – premier exportateur mondial d’or noir – ne peut plus échapper à la cure d’austérité. Après avoir annoncé des coupes dans les subventions publiques il y a quelques mois, le gouvernement saoudien a pris le taureau par les cornes en s’attaquant, cette fois, au secteur public, qui ne représente pas moins des deux tiers des emplois du royaume.

Pour faire passer plus facilement la pilule de l’austérité auprès des 30 millions d’habitants, le roi Salmane entend montrer l’exemple: le traitement des ministres devrait être amputé de 20 %, les indemnités annuelles des membres du Conseil de la Choura – l’Assemblée consultative du pays – devraient être réduites de 15 %, et les voitures de fonction ne devraient plus être fournies aux «hauts responsables de l’État», rapporte l’AFP. Quant aux fonctionnaires, ils ne pourront plus, par exemple, bénéficier de bonus lors du renouvellement de leur contrat. Du jamais-vu dans ce pays qui achète depuis des dizaines d’années la stabilité sociale grâce à sa rente pétrolière et qui, aujourd’hui, paie cher sa dépendance à l’or noir. Et pour cause, alors que le baril de pétrole se négociait à plus de 100 dollars en 2014, il se vend désormais à moins de 50 dollars. Résultat: la pétromonarchie, habituée aux excédents, devrait afficher cette année un déficit, équivalent à près de 14 % du PIB.

Le Figaro

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