« Dieu merci nous avons renoué avec la démocratie, c’est le choix du peuple qui va compter » , Simon Compaoré

 

Le samedi 04 juillet 2020, s’est tenue au palais de la jeunesse et de la culture Jean Pierre Guingané, une Assemblée générale des mouvements associatifs qui soutiennent la candidature de Rock Marc Christian Kaboré. Cette assemblée a mobilisé une portion des militants de la province du Kadiogo. Discours galvanisants, prestations artistiques, tout était au rendez-vous.

Avec une capacité de 1050 places, le palais de la jeunesse et de la culture jean pierre Guingané n’a pas pu contenir les militants de la province du Kadiogo, venus soutenir la candidature de Roch Marc Christian Kaboré. La salle pleine à craquer, les organisateurs n’ont pas eu d’autre choix que de retenir certains militants à l’extérieur du local, chose qui a grandement satisfait Simon Compaoré, le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

« Avec le mouvement associatif, nous avons voulu tester notre capacité de mobilisation et comme il vous a été donné de le constater, ce n’est qu’un avant-goût, nous avons encore une capacité intacte de mobilisation. Nous avons la possibilité de remplir des maisons et des maisons de nos militants, de nos sympathisants, de ceux qui croient en notre capacité à continuer à faire bouger les lignes au bénéfice des millions de Burkinabè. », a-t-il laissé entendre puis de poursuivre : « la victoire que nous projetons pour notre candidat à la présidentielle, n’est pas fondée sur du vide mais sur notre capacité à nous faire entendre au sein de la population par l’action que nous allons mener autour du bilan de notre candidat ».

Quatre batailles à livrer

Le président du parti a évoqué quatre batailles que le parti est en train de livrer ou aura à livrer. Pour la première bataille, il s’agit de celle contre les terroristes. Pour Simon Compaoré, le parti continuera à se mobiliser derrière les forces de défense et de sécurité qui font un travail remarquable sur le terrain, sans oublier les Volontaires de la défense de la patrie (VDP). La deuxième bataille est celle menée contre le coronavirus. A ce sujet, Simon Compaoré a tenu à attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité de continuer à pratiquer les gestes barrières. « Nous sommes en train de marquer des points puisque la maladie est en train de diminuer, mais elle n’est pas finie. C’est pourquoi, nous attirons l’attention des uns et des autres sur le fait qu’il faut continuer à garder les mesures barrières. », a-t-il soutenu. La troisième bataille, toujours selon Simon Compaoré, est celle organisée contre « ceux-là qui veulent le chaos au Burkina » en faisant allusion à la grogne sociale organisée par les syndicalistes. « Nous allons lutter contre toutes les forces qui vont à l’encontre de la dynamique qui doit nous emmener à réunir les conditions idéales qui nous permettront d’organiser avec succès les examens de fin d’année. »

Abdoulaye Mossé n’a pas mâché ses mots à ce propos

A ce propos, le député Abdoulaye Mossé n’a pas mâché ses mots. Il est allé sur un ton beaucoup moins tendre pour mettre en garde les syndicats sur le fait qu’ils allaient commencer à les répondre. « Nous pensons que y a certaines choses que nous n’allons plus tolérer. Quand des individus veulent se cagouler derrière le syndicalisme pour faire de la politique, on va se croiser les crampons purement et simplement. Nous avons mobilisé les gens aujourd’hui sans un seul car. Ils sont venus d’eux même. C’est un signal fort pour dire à ceux qui pensent qu’ils ont une légitimité à un autre niveau, qu’ils sont en train d’abuser de nos travailleurs, de rendre paresseux, de détruire l’administration burkinabè », a-t-il déclaré puis de poursuivre : « il y a un moment pour travailler et il y a un moment pour revendiquer. On ne peut pas passer le temps de janvier à décembre à revendiquer. Le mouvement syndical est devenu très violent. Trop c’est trop. » Quand il s’agit, ajoute-t-il, de menacer un pouvoir démocratique qui est mis en place, quand il s’agit de tenir des propos dénigrants, de faire de la diffamation, comme eux même ils ont dit qu’ils vont frapper chirurgicalement, nous aussi nous allons dire à Roch de se mettre de côté et on va faire des frappes chirurgicales également et avancer.

Pour revenir aux batailles, la dernière selon le président du parti, est celle qui aura lieu le 22 novembre. Simon Compaoré a appelé chaque Burkinabè remplissant les conditions de vote, à se déplacer le 22 novembre prochain et aller dans les bureaux de vote afin de faire le choix qui va impacter, déterminer  l’avenir du Burkina pour les cinq (05) prochaines années. Pour lui, c’est une bataille en ce sens que le MPP n’est pas le seul parti à avoir un candidat pour la présidentielle au Burkina Faso. « Grâce à Dieu, nous avons renoué avec la démocratie, c’est le choix du peuple qui va compter », a-t-il conclu.

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