Dialogue entre Gouvernement et l’UAS : Vers l’ouverture d’une nouvelle porte d’échanges

 

Le Premier ministre, Christophe Dabiré a reçu en audience dans l’après-midi du lundi 2 décembre 2019, l’Unité d’action syndicale (UAS) à Ouagadougou. Il s’est agi, pour le chef du gouvernement, de transmettre à l’UAS des documents à examiner.

Il faut rappeler qu’il y a de cela quelques mois, une discussion avait été entamée entre le gouvernement et l’UAS, mais qui avait été interrompue au niveau d’un certain nombre d’éléments préalables sur lesquels l’UAS avait souhaité avoir des précisions de la part du gouvernement. A cet effet, une autre rencontre s’est tenue au cours de laquelle le chef du gouvernement avait proposé la mise en place d’un comité bipartite qui allait échanger sur ces questions ; ce qui a été fait.

C’est dans cette lancée que des documents à examiner ont été soumis aux responsables de l’UAS. Selon Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales « il y a des documents qui parlent de l’historique de l’impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS), des documents sur les discussions qu’il y a eu dans le cadre du comité bipartite, le communiqué final qui a été signé, des propositions du gouvernement en matière d’application d’IUTS et enfin, une proposition du chronogramme pour la reprise des discussions entre le gouvernement et l’UAS dans ce mois de décembre. » D’après son propos, il y a effectivement eu à un moment donné, des difficultés en ce qui concerne le dialogue entre les deux instances. Cependant, une proposition de chronogramme a été élaborée et mise à la disposition de l’UAS et le gouvernement attend que les documents transmis soient examinés.

L’UAS a salué l’invitation du Premier ministre, avant de donner sa version sur le pourquoi du blocage de la rencontre précédente avec le gouvernement. « Le 21 mai, la rencontre gouvernement-syndicat avait eu un blocage d’autant que y avait un préalable sur l’annulation de l’IUTS sur les primes et indemnités des agents du privé et du parapublic. C’est un engagement qui avait été pris sous la transition avec l’équipe de Yacouba Isaac Zida, qui nous a donnés des lueurs d’espoir et suite à une étude, c’était bel et bien faisable. Comme nous avons constaté que l’acquit n’a pas été mis en œuvre, c’est ce qui avait bloqué la rencontre du 21 mai », a expliqué Bassolma Bazié, porte-parole de l’UAS.

Avant même l’étude ou l’examen du dossier qui leur a été donné, l’UAS reste et demeure sur sa position. Cette position, c’est purement et simplement “l’annulation de l’IUTS sur les primes et indemnités dans les privés et le parapublic“. Bassolma Bazié reste imperturbable. « Nous allons aller analyser ce qui se trouve dans le document. Si c’est en conformité dans le sens de ce que nous avons posé comme revendication, il n’y a pas de souci », a-t-il indiqué. A côté de chaque revendication faite par l’UAS, se trouve une proposition. Pour lui, si le pays a besoin de ressources pour son développement, ce n’est pas sur le maigre salaire des travailleurs qu’il faut compter. « Nous faisons des propositions au gouvernement là où il peut trouver les ressources », a-t-il fait savoir et de poursuivre : « Etant mandatés par des bases, quand nous échangeons avec le gouvernement, il faut rendre compte à la base. C’est alors sous-entendre que la décision viendra de la base » . Sans langue de bois, « nous rencontrons une base, nous rendons compte à la base. Et c’est ce que la base décide que nous mettons en œuvre (…) On va analyser les propositions, on va rencontrer la base, puis on va revenir au gouvernement dire ce qui est faisable, ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas », a-t-il terminé son propos.

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