Devoir de redevabilité : le ministère de commerce dresse son bilan de l’année 2019

 

Le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait le bilan de ses activités entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). C’était lors d’un déjeuné de presse organisé par ce département ministériel, jeudi 09 janvier 2020 à Ouagadougou. De cet acte 3 du devoir de redevabilité du ministère, il ressort malgré le contexte sécuritaire précaire, un bilan positif.

Pendant environs deux heures de temps, le ministre burkinabè de commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré a exprimé de long en large les actions menées par son département. En effet, le ministre a tenu à rappeler que conformément aux déclinaisons des documents de planification retenues par le PNDES et en adéquation avec la lettre de mission 2019, les actions du département au cours de l’année sous revue, ont été transcrites dans un cadre programmatique de cohérence matérialisé par le plan d’actions prioritaires (PAP) triennal glissant 2019-2021.

A en croire le ministre, le Burkina Faso est sur de bons rails en devenir d’un pays industriel à l’horizon 2023. Le ministre a enregistré plusieurs actions allant dans ce sens. En matière de promotion du secteur privé et d’amélioration du climat des affaires, « l’action du département a permis d’engranger de nombreux acquis dont la création de 13137 nouvelles entreprises dont 9066 personnes physiques et 4071 personnes morales, et l’enregistrement de 1117 demandes de permis de construire dont 645 permis ont été délivrés », a cité le ministre. En matière de promotion de la qualité, de la normalisation et de la labellisation des produits, le ministère a œuvré dans le sens de l’inspection, de la surveillance et du contrôle de la qualité des produits et des services ainsi que des instruments de mesure. Cela a permis beaucoup d’action dont entre autres, la fermeture de 13 unités exerçant dans les productions d’huile et d’eau préemballée pour non-respect du cahier de charge et absence d’autorisation de mise à la consommation.

En ce qui concerne la promotion de la consommation des produits locaux, le ministre a laissé entendre qu’ « une initiative portant mise en place d’un système d’identification des produits “made in Burkina“ a été lancée. » A ce titre, un concours a été lancé pour la conception du logotype “made in Burkina“ . Beaucoup d’autres actions sont menées pour valoriser les produits locaux comme l’organisation de la 5ème édition de la FIMO; la relecture de l’arrêté instituant le mot d’ordre « consommons burkinabè » etc. Pour ce qui est de la lutte contre la fraude et du contrôle des prix, elle a été intensifiée en 2019, selon le ministre, avec l’opérationnalisation de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF). A ce propos, des résultats ont été obtenus dont 1700 tonnes de sucre importé irrégulièrement, ont été saisies et 109072 bidons d’huile alimentaire importés irrégulièrement ont été saisis. Plus de 6.000.000 de sachets plastiques et environ 8000 bouteilles PET de liqueur frelatée, ont été saisis, puis 903 cartons de cigarettes non homologuées, sans oublier 405 tonnes de sésame en voie d’exportation, saisis pour violation de la règlementation en matière d’exportation dudit produit.

Harouna Kaboré n’a pas manqué d’évoquer les activités entrant dans le cadre de la promotion de l’artisanat. A ce sujet, il s’agit entre autres de la construction du village artisanal de Bobo-Dioulasso et l’installation de 21 artisans dans les ateliers du premier bloc, déjà construit sur le site, et la définition d’un projet de statut juridique des villages artisanaux du Burkina Faso.

Cependant, le ministre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat a tenu à rappeler que le phénomène du terrorisme et de la dégradation de la cohésion sociale revêt de nos jours un caractère multidimensionnel. Le terrorisme agit de manière négative sur les actions que mène le département dans le cadre de la mise en œuvre de PNDES. « Ce faisant, cette problématique ne saurait être bien cernée sans prendre en compte l’exhaustivité des facteurs de risque dont celui de la vulnérabilité économique », a laissé entendre Harouna Kaboré. Conscient que les challenges sont immenses, le ministre retient, à titre illustratif, un certain nombre de rendez-vous sur lesquels son département serait attendu : il s’agit entre autres de l’opérationnalisation de la 2ème phase du projet portail virtuel « porte d’entrée au Burkina »; l’organisation réussie de la 2ème édition du SICOT, et de la 16 ème édition du SIAO, puis le démarrage du projet A STAR TEXTILE. Il y a également l’adoption de la loi sur les filières porteuses; l’opérationnalisation de programme « One district One factory »; l’opérationnalisation de l’initiative Made in Burkina, Etc.

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