Détention provisoire en Algérie : Deux anciens ministres en sont victimes

 

La télévision publique algérienne a annoncé lundi, la détention préventive de deux ministres. Appris par Jeune Afrique, ces ministres algériens en poste sous l’ex-président Abdelaziz Bouteflika ont été placés en détention provisoire après avoir été poursuivis notamment pour « dilapidation de deniers publics ».

Abdelghani Zaalane, ex-ministre des Travaux publics, est poursuivi en tant qu’ex-wali (préfet) d’Oran (ouest) et Mohamed El Ghazi, ancien ministre du Travail, est poursuivi en tant qu’ancien wali de Chlef (nord-ouest) pour « dilapidation de deniers publics, utilisation illicite en sa faveur ou en faveur d’une tierce partie de biens publics, abus de pouvoir et trafic d’influence », d’après la télévision publique.

Abdelghani Zaalane a été à la tête de la direction de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, quelques jours avant que ce dernier ne soit contraint de renoncer à briguer un cinquième mandat, puis de quitter ses fonctions, face à la pression de l’armée et de la rue. L’ancien ministre avait déjà été entendu et placé sous contrôle judiciaire en juin.

Les deux anciens ministres, wali d’Oran de 2013 à mai 2017 et de Chlef de 2001 à 2008, ont été écroués après avoir été entendus par le juge enquêteur de la Cour suprême, d’après la télévision.

La Cour suprême est la seule juridiction compétente pour instruire les infractions qu’auraient commises dans l’exercice de leurs fonctions les membres du gouvernement, les walis et de hauts magistrats.

Depuis la démission d’Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, la justice algérienne a ouvert une série d’enquêtes pour des faits de corruption et condamné ou placé en détention provisoire d’influents hommes d’affaires et ex-responsables politiques.

 

 

Soyez le premier à commenter sur "Détention provisoire en Algérie : Deux anciens ministres en sont victimes"

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*

8 + douze =