Conseil syndical de l’UGEB : les étudiants déplorent la situation de l’école au Burkina Faso

L’union générale des étudiants burkinabè (UGEB) a tenu le vendredi 14 septembre 2018, la clôture de son conseil syndical. Tenue à l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo du 12 au 14 septembre 2018, cette rencontre a regroupé de nombreux étudiants venus des différentes universités du Burkina mais aussi de la sous-région. Ces trois(03) jours de réflexion ont permis de faire une conclusion des travaux du congrès.

Cette présente rencontre respecte les deux instances de l’UGEB à travers l’organisation du Congrès et du Conseil syndical. Il s’agissait pour les étudiants « de faire le bilan à mi-parcours de l’exécution des tâches dégagées au dernier Congrès et de prendre de nouvelles résolutions pour corriger les insuffisances constatées dans leur mise en œuvre », explique le président de l’UGEB, Traoré Danouma Ismaël, étudiant en master I science politique à l’université Ouaga II. Cette rencontre a vu les participants, des militants des sept sections de l’UGEB, des scolaires venus des régions du Burkina mais aussi des délégations d’associations et des clubs d’étudiants de la sous-région. L’actualité mondiale, africaine, nationale, l’école burkinabè, la vie interne de l’UGEB ont été passées en revue par les étudiants qui n’ont pas manqué de donner leur point de vue. « C’est autour de ces différents éléments que nous avons réfléchis tout au long de ces jours de travaux », indique le président de l’UGEB. Concernant leur point de vue sur la situation de l’école burkinabè, l’UGEB remet en cause « l’application des politiques anti-éducatives ». « Nous avons décrié la situation de l’école burkinabè parce qu’on n’a pas besoin d’aller trop loin pour comprendre que le système éducatif aujourd’hui est en crise et cela nous l’avons rappelé. Comme nous le disons toujours, cette crise est la résultante des politiques criminelle et antisociale qui ont été adoptées par les différents pouvoirs successifs depuis un certain nombre d’année notamment avec les programmes d’agissements structurels. À cause de ces agissements structurels, l’État n’investit plus sérieusement dans le système éducatif », déplore-t-il . Le manque d’infrastructures et de liberté ont été aussi dénoncés par les étudiants comme difficultés qu’ils rencontrent. Concernant le système LMD, il confie : « Nos conditions se sont aggravées et la revendication tient toujours ».

Le Secrétaire général de l’association générale des élèves et étudiants de la Côte d’Ivoire, Doh Yves, (AGEECI) heureux d’avoir participé à cette activité déclare : « nous encourageons l’UGEB mais aussi nous lançons un message aux autorités de soutenir l’UGEB parce qu’elle apparaît aujourd’hui pour nous (les autres organisations de la sous-région) comme une école de formation. Et je pense que ce n’est pas le peuple burkinabè qui dira le contraire ». Il n’a pas manqué d’inviter la jeunesse africaine à l’union.

Amenuveve Basile, Secrétaire général de la synergie des élèves et étudiants du Togo (SEET) a remercié aussi l’UGEB pour son invitation. « Nous avons tellement bénéficié d’expérience, nous en avons également partagé avec eux ». Concernant l’application du système LMD, il déplore que le Togo fasse partie de ces pays où le système est mal appliqué.

Pour le Secrétaire général de l’union des étudiants nigériens, Arifa Hassan de l’université de Niamey, l’UGEB est une double école pour les étudiants tout en tenant à s’expliquer. « En s’inscrivant dans tous instituts ou école, on s’inscrit pour suivre un cycle académique, pour apprendre à militer, à défendre des valeurs, des principes qui s’apprennent dans des structures corporatives ou des structures déjà militantes ». « Le conseil a permis de faire ressortir des solutions pour améliorer la conduite des activités de l’UGEB. Je suis convaincu par la lutte, de l’engagement, la détermination inébranlable des militants. J’ai eu l’honneur de constater les différentes luttes, les différentes négociations que le comité exécutif sera appelé à lancer avec ses partenaires notamment les institutions universitaires », déclare-t-il puis d’ajouter : « j’en appelle à mes frères burkinabè pour que nous continuons à faire le combat comme un seul homme. Notre ambition, c’est de réaliser le rêve de nos anciens leaders notamment l’unité de l’Afrique. En attendant, nous voulons que l’intégration puisse être concrétisée sur le plan universel et estudiantin », conclut-il. Le représentant de la confédération générale du travail du Burkina (CGTB), le Secrétaire général du cadre « deux heure pour nous, deux heures pour Kamita », présents à cette rencontre, ont tour à tour, invité les étudiants à l’union et à la solidarité. Par ailleurs, tous les problèmes rencontrés par les étudiants burkinabè ont été analysés au cours de ce conseil syndical.

1 Commentaire sur "Conseil syndical de l’UGEB : les étudiants déplorent la situation de l’école au Burkina Faso"

  1. Avançons seulement pour une Afrique de Liberté et de Justice
    Vive la jeunesse Africaine

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