Conférence internationale sur le biodigesteur : le Burkina Faso partage son expérience

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Renforcer à l’échelle sous-régionale, la coopération et la coordination des actions en vue de s’adapter aux changements climatiques, c’est cet impératif qui justifie l’organisation par le Gouvernement du Burkina Faso en collaboration avec l’Africa Biogas Partnership Programme (ABPP), la conférence internationale sur la technologie du biodigesteur du 11 au 12 octobre 2017. 

La conférence internationale sur le biodigesteur a ouvert ses portes hier 11 octobre et se poursuit au mercredi 12 octobre 2017. Le thème retenu pour cette rencontre est : « le biodigesteur, l’Afrique à l’ère des changements climatiques ».

Objectif global  de cette initiative à en croire les organisateurs, c’est de parvenir, à un consensus par lequel les Etats participant s’engageront à soutenir la mise en œuvre de programmes nationaux de dissémination de la technologie du biodigesteur.

L’expérience du Burkina sur la technologie du biodigesteur mise en exergue

D’après le ministre des Ressources Animales, Soumanogo Koutou, le Programme national de biodigesteur du Burkina Faso (PNB-BF), a vu le jour dans le cadre de l’Africa Biogas Partnership Programme. Ledit programme est la première expérience de dissémination à grande échelle de cette technologie domestique dans notre pays et en Afrique de l’Ouest, foi du ministre. Sa phase I qui a débuté en 2010 a été clôturée en fin 2013. Et la phase II prévue pour prendre fin le 31 mars 2019 est en cours d’exécution depuis janvier 2014.

Il s’agit, selon M. Koutou, à travers ce programme, de contribuer à la création d’un secteur marchand permanent et multi acteurs de construction et d’exploitation de la technologie du biodigesteur en vue d’améliorer les conditions de vie des ménages ruraux et périurbains. Les résultats majeurs obtenus comprennent entre autres, l’appui à la construction de 9 315 installations de biodigesteurs à la date du 31 mai 2017, indique le ministre burkinabè en charge des ressources animales. La réduction substantielle du coût de la technologie par la mise au point et la vulgarisation, depuis 2015, du modèle Faso Bio-15 (moins coûteux que le modèle transféré du Rwanda, soit de 520 000 FCFA à 320 000 FCFA, la mise au point de bonnes pratiques de production et d’utilisation de compost comme alternative durable aux engrais chimiques.

Le biodigesteur, une opportunité pour les pays sahéliens face au changement climatique

 

Les pays africains en général et les pays sahéliens en particulier sont confrontés à la dégradation continue de leur environnement, avec des conséquences négatives sur les populations. En effet, les populations sont piégées dans un cercle vicieux où pauvreté, insécurité alimentaire, insécurité énergétique et raréfaction des ressources environnementales s’entretiennent mutuellement. Résultat, les conditions de vie de ces populations sont dégradantes et restent marquées par une demande en énergie et en besoins alimentaires de plus en plus forte, une destruction continue des ressources, sans que des sources alternatives soient développées. Toute chose exacerbée par la croissance démographique observée dans les différents pays et surtout par les effets du changement climatique qui constitue de nos jours la plus grande menace pour la survie de la planète.

Tous ces résultats engrangés apportent la preuve que la technologie du biodigesteur est une opportunité à exploiter par les pays sahéliens pour adapter leur agriculture au changement climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur capacité d’accès aux financements. D’où la pertinence de la conférence de Ouagadougou qui devrait permettre de vulgariser davantage cette technologie et pourquoi pas inspirer les pays qui hésitent encore à l’utiliser.

 

 

 

 

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