Comité du patrimoine mondial : 4e réunion des experts africains à Ouagadougou

La cérémonie d’ouverture des travaux de la 4e réunion des experts africains du Comité du patrimoine mondial, s’est tenue lundi à Ouagadougou. Il s’agit d’une rencontre pour préparer, notamment, la 43e session du Comité du Patrimoine mondial prévue du 30 juin au 11 juillet 2019 à Bakou.

Sous le Copatronage des ministres, Abdoul Karim Sango de la Culture, Alkassoum Maïga de l’Enseignement supérieur, Batio Bassière de l’Environnement et Alpha Barry des Affaires étrangères du Burkina Faso, la 4e réunion des experts du Groupe 5a pour le Patrimoine mondial se tient du 10 au 14 juin 2019 à Ouagadougou.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de 1972 de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) portant protection du patrimoine mondial culturel et naturel, un organe de suivi dénommé « Comité du patrimoine mondial (CPM) » a été créé pour permettre à des experts mandatés par les Etats-parties à la Convention de s’organiser pour mieux encadrer les activités. En effet, le CPM comprend 21 représentants élus par l’Assemblée générale des Etats-parties pour un mandat de cinq ans. Ceux-ci sont répartis en 5 groupes régionaux dont celui des pays d’Afrique subsaharienne (Groupe 5a) qui sont : l’Angola, le Burkina Faso, l’Ouganda, la Tanzanie, et le Zimbabwé.

« Pour la toute première fois, notre pays organise ou accueille une réunion des experts africains du Comité du patrimoine mondial » , a laissé entendre Dr Lassina Simporé, président du Comité d’organisation de ladite rencontre. Des quatre ministères copatrons de cette cérémonie d’ouverture, selon monsieur Simporé, sont venus des hommes et des femmes de qualité exceptionnelle, c’est-à-dire une véritable « dream team » qui travaille dans la diversité des tâches au même but, qui est le succès de cette conférence. Par sa voix, les collègues secrétaires généraux de ces ministères et tous les membres du Comité, remercient les ministres respectifs pour la confiance qu’ils ont bien voulu placer en eux, mais aussi pour tout le soutien qu’ils ont pu bénéficier de leur part dans l’organisation de cette rencontre très importante pour le patrimoine culturel et naturel de l’Afrique subsaharienne.

Swahibou Warissou, directeur exécutif du fonds pour le Patrimoine mondial africain, à l’entame de son propos, a exprimé au nom du Conseil d’administration du fonds pour le patrimoine mondial africain, ses chaleureux remerciements au gouvernement du Burkina Faso d’accueillir cette réunion stratégique pour l’avancée du patrimoine africain, du patrimoine mondial en Afrique. « Cette réunion est la quatrième en son type qui s’organise en Afrique et qui réunit des experts africains du patrimoine mondial, qui sont aussi membres du comité pour bâtir ensemble une stratégie commune afin que l’Afrique puisse parler au sein de cette auguste assemblée avec une seule voix » , a-t-il indiqué, sans oublier de saluer les experts qui sont venus de 14 pays pour prendre part à cette rencontre.

Quant au Pr Alkassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation, par ailleurs président de la commission nationale pour l’UNESCO, la victoire est déjà gagnée « parce qu’en culture, il n’y a pas d’échec » . Selon lui, la culture triomphe toujours de la nature. « Plus la nature va reculer, plus la culture va être victorieuse » , a-t-il déclaré. Le fait d’être réuni entre humain ici à Ouagadougou, à parler du vécu et du passé, « c’est déjà une victoire » pour le ministre burkinabè de l’Enseignement supérieur. A l’entendre, le patrimoine mondial culturel et naturel constitue un élément fondamental pour la mémoire et la survie de l’humanité mais aussi et surtout un héritage à préserver pour les générations futures. Malheureusement, selon le ministre, il est l’objet d’actions naturelles et anthropiques qui menacent sa survie. Il a saisi l’occasion pour saluer la clairvoyance de toutes les parties concernées qui ont compris la nécessité de la synergie d’actions et de ressources, de la responsabilité partagée pour un objectif commun, celui de préserver le patrimoine.

« Après la réunion du groupe 5a tenue à Harare au Zimbabwe en 2018, nous sommes une fois de plus réunis cette semaine au Burkina Faso pour préparer la 43e session du Comité du Patrimoine mondial prévue du 30 juin au 11 juillet 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan. Cette réunion est organisée par l’Etat-partie du Burkina Faso en sa qualité de Vice-président du Comité du Patrimoine mondial et Secrétaire du groupe 5a » , a annoncé le ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango. Pour lui, la réunion de réflexion sur la réforme du processus de proposition d’inscription au patrimoine mondial du 23 au 25 janvier 2019 est une excellente initiative, mais il reste à déplorer la sous représentativité des experts et des Etats-parties à cette réunion combien importante.

Avant de déclarer ouverte la rencontre préparatoire des experts du groupe 5a, il a terminé ses propos sur une note d’espoir pour plus de reconnaissance mondiale et de protection du patrimoine mondial de la région et surtout un meilleur ancrage de ce patrimoine à un développement durable.

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