Burkina : L’organisation des élections de 2020 n’est pas une priorité, selon le mouvement Brassard Noir

 

Le mouvement Brassard Noir a, ce mardi 5 novembre, convié les Hommes de Médias à une conférence de presse à Ouagadougou. L’objet de cette rencontre était d’aborder le sujet de la situation nationale. L’an V de l’insurrection populaire, la situation sécuritaire et les grèves, la situation politique et sociale, et les recommandations sont les éléments essentiels qui ont été soulevés.

Le 31 octobre 2019, le Burkina Faso célébrait l’an 5 de l’insurrection populaire. Hors jusque là, justice n’est pas encore rendue pour les personnes tombées lors de cet évènement. Pour le Brassard Noir, la meilleure manière de commémorer l’insurrection, c’est de rendre justice aux victimes. « C’est pourquoi, nous demandons à la haute cour de justice de ne ménager aucun effort afin que ce contentieux soit vidé dans le cadre du processus du renouveau de notre démocratie », a laissé entendre le président du mouvement, Boukary Conombo.

Le mouvement a salué les Forces de défense et de sécurité, mobilisées sur l’ensemble du territoire national ainsi que les différentes mesures prises par le chef de l’Etat, Roch Mark Christian Kaboré pour soulager les familles des soldats tombés.

Le Brassard Noir n’est pas resté indifférent face à la grève des syndicats de la santé. « Nous pensons que c’est irréfléchi, immoral, criminel et apatride de la part des syndicats du ministère de la santé car quelque soit la justesse de leurs revendications, le droit à la vie est sacré surtout dans ce contexte où les Burkinabè sont tués par des bandits », a expliqué Boukary Conombo lors de la lecture de la déclaration liminaire. Pour ce mouvement, ce qui se passe dans les hôpitaux est simplement un crime à l’endroit des populations. Il a demandé aux différents syndicats « de mettre en veilleuse leurs luttes, pour qu’ensemble nous-nous concentrions sur notre ennemi commun à savoir le terrorisme » .

En ce qui concerne la situation politique, le brassard noir regrette le manque de lucidité et de discernement face au mouvement des partis politiques, déjà en précampagne pour les élections de 2020. Cependant, selon le mouvement brassard noir, l’organisation des élections en 2020 n’est pas une priorité pour les populations. Il déplore le fait que certains partis de l’Opposition politique en l’occurrence, l’Union pour progrès et le changement (UPC) qui, selon eux, se lance en précampagne et de surcroît hors du pays. « On a vu Zéphirin Diabré se rendre en côte d’Ivoire pour des histoires de précampagne comme si tout allait bien au pays », a soutenu le président du mouvement Brassard Noir et d’ajouter : « si réellement, leur politique est pour le bien être des populations, qu’ils s’asseyent afin de trouver des solutions aux crises du moment ».

L’Opposition politique burkinabè avait laissé entendre dans une déclaration que « le contexte sécuritaire ne peut être un prétexte pour demander un “lenga“ ou pour ne pas aller aux élections en 2020 ». A cela, le Brassard Noir estime et regrette la démission de toute la classe politique, et pense que la question des élections doit être consensuelle entre la majorité, l’Opposition et les OSC. D’après le propos de Boukary Conombo, ce qui est important pour le burkinabè aujourd’hui, c’est la sécurisation du territoire, le retour des déplacés dans leurs familles, la réouverture des écoles et la scolarisation des élèves, mais pas des élections.

Au terme de cette conférence, le mouvement a dressé des recommandations dans l’optique de participer à la lutte contre le terrorisme. Il s’agit entre autres, de considérer les FDS mobilisées sur l’ensemble du territoire dans la lutte contre le terrorisme comme une mission spéciale; Les équiper spécialement; Décorer et faire passer en grade les FDS ayant fait plus d’un an au front; Rappeler les FDS retraitées et qui sont toujours aptes pour renforcer les effectifs; Organiser et soutenir toute initiative d’auto-défense; Réactiver les centres d’entrainement commando pour la formation civique et militaire des populations; Etc.

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