Burkina : Les enseignants du PEJEN réclament toujours leur intégration

 

Des manifestants se sont regroupés ce mardi 06 août 2019 devant la cours du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Qui sont ces manifestants et quelle est la cause de cette manifestation ? En effet, il s’agit des enseignants du programme emplois-jeunes pour l’éducation nationale (PEJEN) qui sont sortis une fois de plus pour réclamer de la part du gouvernement, leur intégration.

Ce mardi 06 août 2019, des enseignants du Programme emplois-jeunes pour l’éducation nationale (PEJEN) ont tenu une manifestation au sein de leur ministère de tutelle. Ils exigent de la part du gouvernement burkinabè, leur intégration dans la fonction publique.

« Si les collègues sont mobilisés dans la cours du MENA, c’est parce que nous avons attendu en vain une réponse de la part de nos autorités concernant l’intégration. On est presqu’à la rentrée et nous ne savons pas à quel sein se vouer. Voilà pourquoi, les gens ont décidé à l’issue d’une assemblée générale à ce qu’on se retrouve devant le MENA pour réclamer l’intégration et également la date de celle-ci avant la rentrée scolaire », a déclaré le secrétaire général (SG) des enseignants du PEJEN, Tindano Larba Pierre. Ainsi, cette manifestation se justifie par la promesse du gouvernement de procéder à l’intégration de ces enseignants. D’après le SG de ces enseignants, la réponse du gouvernement n’est pas satisfaisante car, à chaque pas vers les autorités, elles disent que la Gestion des ressources humaines (GRH) est en mouvement et que c’est la personne à ce post qui devrait s’associer afin que le dossier en question puisse être traité. Pourtant, « quand on lançait le programme, on n’a pas consulté le GRH », s’indigne Tindano Larba. S’ils ont trouvé un créneau pour lancer les concours, pourquoi ne pas trouver un créneau pour l’intégration ? se demande-t-il.

Cette question d’intégration est un programme présidentiel, d’après les propos de monsieur Tindano. A l’entendre, le président Roch Marc Christian Kaboré aurait déclaré en 2016 qu’à l’issue de trois (03) ans passés sur le terrain, tous les intéressés par l’enseignement seront pris en compte. Une promesse non tenue, selon lui, car jusqu’à présent il n’y a aucun signe d’espoir. La première promotion est à la fin de leur troisième année et jusqu’à présent, il n’y a toujours pas d’intégration. A la question de savoir si l’intégration était automatique au moment des recrutements, Tindano Larba Pierre donne une réponse affirmative. « Oui, puisqu’ils ont dit qu’un mécanisme spécial sera mis en place dans le contrat pour l’intégration des professeurs PEJEN. Ils ont dit que c’est un concours de mesure spéciale, et ils ne devraient même pas discriminer en disant que c’est la première promotion », a-t-il déclaré. Pour le SG, le facteur qui a motivé les acteurs, est le fait de l’intégration car il y a des gens qui étaient dans le privé mais qui ont choisi de venir dans l’enseignement pensant obtenir un numéro matricule.

Il n’a pas manqué de préciser que les manifestants sont mobilisés et déterminés à arracher cette intégration. « Et tant qu’elle n’est pas faite, nous aussi, nous n’allons pas nous asseoir » , a-t-il terminé son propos.

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