Burkina : La CODER appelle à la résolution des crises avant d’organiser des élections

 

Les membres fondateurs de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) ont tenu un point de presse ce jeudi 4 juin 2020 à Ouagadougou. Il s’est agi pour les présidents de ces trois partis (le Faso autrement, l’UNDD et le RSR) de donner leur lecture commune sur la situation nationale qu’ils jugent préoccupante.

Ablassé Ouédraogo de Le Faso autrement, Hermann Yaméogo de l’Union nationale pour la démocratie et le développent (UNDD) et François Kaboré du Rassemblement pour un sursaut républicain (RSR) sont les membres fondateurs de la CODER. Pour cette coalition, le Burkina Faso vit une crise multidimensionnelle jamais connue. Cette crise générale, dominée par les deux guerres, l’une sécuritaire et l’autre sanitaire, a été amplifiée par la lutte syndicale qui prenait de l’ampleur sur l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs de la fonction publique. Cette coalition qui dit ne pas faire partie du cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), prône la réconciliation nationale qui, selon elle, est le seul issu de la sortie de crise au Burkina Faso.

La solution selon la CODER

« Ce n’est pas l’attroupement autour de Roch Kaboré qui va régler le problème du Burkina. Il faut tout le monde : les religieux, les coutumiers, la société civile, les syndicats, les autres acteurs politiques. », a laissé entendre Ablassé Ouédraogo président du moment de la CODER. Selon lui, le dialogue entre la majorité et le CFOP est une causerie entre copains. Allant dans le même sens, Hermann Yaméogo de l’UNDD fait savoir qu’il « faut un dialogue plus élargi que celui qui est actuellement en cours. La démocratie est vraiment en crise jamais connue. » Pour la coalition, « les plus grandes, les vitales des préoccupations du peuple sont autres qu’électorales. »

A six (06) mois des élections, elles ne sont pas une préoccupation des peuples

La tenue des élections en novembre prochain, n’est pas passée inaperçue lors de cette rencontre. D’après la coalition, ce n’est pas une priorité du peuple burkinabè. Selon Hermann Yaméogo, « il faut faire une pause pour essayer de mettre en priorité la sécurité, la santé et le bien-être national. Si cette question est réglée, nous pouvons aller aux élections. Il faut se préoccuper de l’essentiel. » Si la constitution prévoit les élections en 2020, la CODER fait savoir qu’elle « n’est ni la bible, ni le coran et qu’elle ne saurait revendiquer sa supériorité à la volonté populaire sans verser dans le détournement de pouvoir et la dictature ». Selon Ablassé Ouédraogo, la tenue d’une élection ne saurait primer sur la sécurité et la vie des électeurs.

Appel à une enquête indépendante

La CODER parlant de la mort des 12 personnes à Tawalbougou, souhaite une enquête indépendante, « non bidouillée pour faire éclater la vérité. » Au regard d’une crise dite grandissante d’indépendance, la CODER appelle à « une jalouse et courageuse protection du service national de la justice pour préserver l’honneur du pays »

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