Burkina : Entre insécurité et mauvaise gouvernance, le pays marque une descente aux enfers (Opposition)

 

Le point de presse hebdomadaire du Chef de File de l’Opposition Politique (CFOP), s’est tenu ce mardi 26 novembre 2019 à Ouagadougou. Il a disserté, entre autres, sur les révélations de « la lettre du Continent » sur une soi-disant « relation » du président Kaboré avec un trafiquant d’armes. Il a aussi été question au cours de cette conférence de presse, de rumeurs sur le refus du président du Faso, de signer des accords avec la France.

Comme à son habitude, l’Opposition politique n’est pas allée par le dos de la cuillère pour dénoncer ce qu’elle qualifie de descente aux enfers du Burkina Faso, semaine par semaine. L’opposition l’a fait savoir ce mardi 26 novembre 2019 à Ouagadougou au cours de leur conférence hebdomadaire.

Le président du Faso, selon les déclarations de « la lettre du continent »  entretiendrait une amitié secrète avec un certain Rafi Dermardirossian, ce dernier étant un homme d’affaires franco-libanais, marchand d’armes. Cette amitié aurait facilité l’achat, l’année dernière, d’un hélicoptère de combat pour l’armée Burkinabé, a appris l’Opposition politique. La question qu’elle se pose en ce moment, est où se trouve cet hélicoptère et toutes les autres armes lourdes au regard de la situation sécuritaire actuelle ? En effet, cet hélicoptère aurait servi de renfort aérien pour les vaillants soldats qui se trouvent au front. De ce fait, l’Opposition politique soupçonne un superflu autour de l’argent destiné à l’achat des armes et exige la levée du secret-défense sur le budget de l’Armée. Elle demande aussi à ce que l’Assemblée Nationale initie, dans les meilleurs délais, une enquête parlementaire sur ce scandale « RAFIgate » et que l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption en abrégé (ASCELC) sorte de sa torpeur et se saisisse de ce dossier brulant pour faire toute la lumière.

Le CFOP dément la rumeur selon laquelle le Président du Faso aurait refusé de renouveler des contrats militaires et financiers avec la France pour une période de 75 ans. Selon elle, il s’agit d’un gros mensonge véhiculé par le MPP pour faire croire aux citoyens que le régime du MPP est anti-impérialiste et panafricaniste. « Il n’existe pas de contrats sur le franc CFA que Roch Kaboré a refusé de signer ou de renouveler », dixit M. Mamadou H. Dicko.

Par ailleurs, il a été question de la gérance du pouvoir par le MPP. L’Opposition indexe une mauvaise gouvernance et affirme que « jamais dans l’histoire du Burkina, un parti politique n’avait autant échoué ». A en croire les conférenciers du jour, le Burkina ne contrôle plus ses frontières, l’insécurité est à son paroxysme, et tout va mal.

 

 

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