Saison du cartel : “ Sank ou la patience des morts”, la pièce évoque la vie intime de THOMAS SANKARA

Sank ou la patience des morts”, c’est le titre de la pièce de théâtre retenue pour la saison du Cartel. Le jeudi 13 avril 2017 les amateurs du théâtre ont eu l’occasion de suivre cette pièce avec de grands acteurs comme Alain Hema, Alberto Martinez Guinaldo, l’artiste musicien David le combattant entre autres.

La pièce de théâtre que de nombreux amoureux du théâtre ont pu suivre, le jeudi 13 à l’espace culturelle Gambidi est inspirée de l’hisoitre de Thomas Sankara. Elle a été mise en scène par Aristide Tarnagda. A travers celle-ci, les spectateurs ont vécu en l’espace d’une soirée quelques aspects importants et peut-être méconnus de la vie politique et familiale du Président révolutionnaire Thomas Sankara.

A l’époque où la révolutin semblait battre de l’aile, les leaders politiques dont notamment Blaise et Sankara sont soumis à une certaine pression de leur camp respectif. Blaise est pressé par son homme de main Gilbert de se démarquer de son ami et frère Sankara. Celui-ci n’exclut pas l’élimination physique. De l’autre côté , la famille de Sankara inquiet pour sa sécurité, lui supplie de mettre un bémol à son engagement politique.

La femme du Président révolutionnaire, elle, est tellement excédée de l’absence de son mari au lit, si bien qu’un soir vers 2 h du matin, alors que le Président est toujours en pleine cogitation, elle lui faite remarquer qu’il oublie le plus souvent ses obligations conjugales. Elle s’inquiète aussi pour sa vie. “J’ai peur d’être une veuve et cette maison un orphelinat”, dit -elle.

La mère de Sankara, elle ira jusqu’à regretter l’engagement politique de son fils. Elle ne se gène pas de lui lancer à la figure “ je ne t’ai pas mis au monde pour le monde, tu n’es pas l’enfant du monde”.

Mais Sankara tient bon. Finallement il est assassiné pour ses convictions. Assassiné parce qu’il était un “Peuhl”, parce qu’il a “manqué de respect au Mogho Naba”, parce qu’il a “déshonoré des présidents”, voici les arguments présentés par ses adversaires et ennemis.

Cette scène, merveilleusement jouée par des acteurs professionnels, a mis en évidence une certaine subitilité liée au personnage des différents protagonistes, ce qui a émerveillé le Public et fait dire au Ministre Tahirou, que chaque burkinabè en venant suivre ce spectacle ressortira conscients d’un certain nombre d’enjeux.

Le spectacle au Gambidi se poursuit jusqu’au samedi.  La même pièce sera par la suite joué en France au festival d’avignon.

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