AN V du MPP: la rétrospection est positive, selon Simon Compaoré

A l’occasion de ses cinq (05) ans d’existence, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) a tenu une conférence de presse ce vendredi 15 février à son siège. Cette conférence présidée par Simon Compaoré, président par intérim du parti , marque le lancement des activités de l’an cinq du MPP. C’est l’occasion pour les responsables de jeter un regard sur le parcours et le combat mené par les uns et les autres depuis sa création.

5 janvier 2014 à 5 janvier 2019, cela fait cinq (05) ans qu’est né le parti, Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP). « Ce jeune parti est rentré triomphalement dans l’histoire » , déclare Simon Compaoré, président par intérim. A cette occasion, les premiers responsables du parti ont tenu à marquer cet évènement à travers des activités qui vont se dérouler pendant une semaine.

Cette commémoration serait vaine, selon monsieur Compaoré, si un regard n’est pas jeté en arrière afin de voir les réalisations pendant ces années de gouvernance. Le président par intérim a donc dressé un bilan qui, de son point de vue, est satisfaisant. Sur le plan sanitaire, « l’une des mesures fortes du gouvernement, prises en avril 2016 par décision du président du Faso, concerne la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans », a-t-il déclaré à titre d’exemple. Sur le plan sécuritaire, il revient sur la riposte des Forces de défense et de sécurité (FDS), qui n’est pas passée sous silence. D’autres réalisations sur le secteur de l’énergie, de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, et aussi sur le secteur des infrastructures ont été citées. Un bilan assez long mais loin d’être exhaustif, selon le président par intérim qui affirme : « C’est juste un échantillon de ce que nous avons fait et que nous continuerons de faire sous la direction du président du Faso. »

Concernant sa sortie du gouvernement ayant suscité des rumeurs de division, il rétorque : « Chaque parti à sa tactique. Laissez-nous faire ce qui nous convient« . Sur la question de la réconciliation nationale qui n’a pas encore abouti à des résultats concrets, monsieur Compaoré a rassuré que les éléments sont en train d’être réunis et que « la réconciliation n’a pas été occulté » .
Au-delà des divergences politiques, le président par intérim ne manquera pas de lancer un appel. « Nous devrions taire nos divisions partisanes, retrousser les manches, nous rassembler et nous engager autour de l’essentiel qui est la sauvegarde du Burkina Faso, notre pays bien aimé. »
Aussi, suite à la question de savoir si le rapprochement entre l’UPC et le CDP n’inquiète pas le parti au pouvoir pour les élections de 2020, Simon Compaoré réplique : « Ce qui nous préoccupe, c’est comment nous sommes organisés pour rentrer dans la lutte. Les relations entre les uns et les autres ne nous regardent pas, chacun a sa tactique. »
Par ailleurs concernant l’appel de Pascal Zaida, leader d’OSC, demandant au président du Faso de démissionner, Simon Compaoré réagit : « C’est un plaisantin. On ne se lève pas parce qu’on est d’une OSC, dire à un chef d’État démocratiquement élu sur la base de suffrage universel, de démissionner ». « Ses propos ne m’inspirent que du dégoût », a-t-il conclu.

Le début des activités de la commémoration a été marqué par une exposition sur l’historique du parti. Une conférence publique est également prévue dans la soirée.

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