ALBI WEEK : La semaine de l’albinos au Burkina

L’Association des femmes albinos du Burkina Faso, organise du 10 au 15 juin 2019 la semaine de l’albinos au Burkina nommée « ALBI WEEK » . Au cours d’une conférence publique ce mardi, l’inclusion des albinos dans la société était au menu des échanges.

A l’occasion de la semaine de l’albinos qui se déroule du 10 au 15 juin 2019 au Burkina Faso, une conférence publique s’est tenue ce mardi 11 juin à Ouagadougou, sous le thème : « Inclusion des albinos au Burkina Faso : Mythe ou Réalité ? » . En effet, il s’agit notamment de sensibiliser les populations sur la question de l’albinisme et contribuer à l’inclusion des personnes atteintes dans la société.

Cette conférence publique a été présentée par Souleymane Ouédraogo, Attaché en étude et analyse au ministère des droits humains et de la promotion civique. Il a commencé par remercier l’association des femmes albinos du Burkina et la fondation Slamazone pour cette belle initiative. Pour lui, cette commémoration offre un cadre d’expression aux personnes atteintes d’albinisme qui n’ont pas toujours cet environnement propice pour s’exprimer. « Je pense que là, on offre une occasion aux personnes albinos de pouvoir s’exprimer et également de pouvoir faire le plaidoyer sur leurs conditions » , a-t-il indiqué.

Quant à Martial Rigobert Tiendrebéogo, représentant du Larlé Naaba Tigré parrain de la cérémonie, cette initiative intéresse beaucoup le larlé Naaba au premier point. A l’entendre, le chef coutumier aurait souhaité marquer sa présence à cette conférence publique, mais son calendrier chargé l’oblige à dépêcher un représentant. En citant les mots d’Amadou Hampaté Ba : « C’est la mosaïque des couleurs qui fait la beauté du tapis » , monsieur Tiendrebéogo a expliqué que lorsqu’un tapis est beau, c’est parce qu’on a su mélanger les différentes couleurs à l’intérieur. Cependant, il se pose la question de savoir : « Pourquoi dans ce monde, on ne mélangerai pas les couleurs ? » . Cette question invite les différentes populations à bannir la discrimination dans la société.

Selon Yanogo Blaise Pagnangdé, étudiant atteint d’albinisme, les personnes albinos sont assez critiquées dans la société. « Que les albinos sont des sorciers, que nos taches sont dues aux déchets des mouches » , a-t-il laissé entendre tout en précisant qu’il y a beaucoup de préjugés qu’on ne peut finir de citer. Pour lancer un message à l’endroit de toutes ces personnes qui se disent normales, Blaise Yanogo a indiqué que les albinos sont comme tous les autres êtres humains. « Les albinos tels que nous sommes, on est comme tout le monde. On peut tout faire aussi comme chacun de vous » , a-t-il dardé tout en invitant les uns et les autres à éviter les termes vexants à leur égard.

DEME Maïmouna, présidente de l’association des femmes albinos du Burkina, a souligné le motif de la rencontre du jour. Selon elle, cette conférence publique se tient « par rapport à la journée internationale de la sensibilisation à l’albinisme » . A l’entendre, son association en collaboration avec la fondation Slamazone organise cette journée à travers une série d’activités qui s’étale sur une semaine. Pour la présidente de cette association, le choix porté sur ce thème fait suite à un constat. « Notre association existe depuis 2008 et nous travaillons vraiment à ce que la personne albinos soit acceptée, mais jusqu’à présent on ne sent pas cette acceptation » , a-t-elle indiqué. Par ailleurs, madame DEME invite la population burkinabè à réfléchir avec les personnes atteintes d’albinisme pour leur inclusion au pays des Hommes intègres.

Au niveau des autorités burkinabè, les albinos à travers la voix de la présidente de l’association, demandent dans les lois législatives, des textes qui vont permettre la protection efficace des personnes albinos et le soutien de l’Etat en faveur des enfants ablbinos dans les milieux scolaires.

Pour Malika Ouattara, présidente de la fondation Slamazone, leur première devise c’est d’abord l’inclusion des albinos au Burkina. Elle a précisé que sa fondation est prête à aider toutes les couches possibles en fonction de ses moyens. « Albi Week, c’est vraiment une inclusion non seulement des albinos, mais aussi de tous ceux qui ont un handicap particulier dans la société » , a-t-elle souligné. Tout en souhaitant observer un fort succès de la première édition de « Albi Week » , Malika La Slameuse espère également voir la suite des prochaines éditions.

En rappel, « Albi Week » , la semaine de l’albinos se déroule du 10 au 15 juin 2019 à Ouagadougou à travers plusieurs activités qui sont entre autres, la projection de film sur l’albinisme, la conférence publique sur la dermatologie, la grande soirée culturelle, etc.

 

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