Affaire délivrance de CNIB : « Nous n’allons pas nous laisser faire, 2020 verra la guerre du siècle », dixit Henriette Zoumbaré

 

Des membres de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) ont tenu une conférence de presse ce jeudi 20 février 2020 au siège du parti à Ouagadougou. Le point de presse du jour a eu trait à l’opération d’enrôlement des électeurs de l’intérieur et à la délivrance de Cartes nationales d’identité burkinabé (CNIB).

Les élections présidentielles avancent à grands pas, mais dans plusieurs régions où l’opération d’enrôlement a commencé et tire vers la fin, nombreux sont les burkinabé qui ne peuvent pas s’enrôler par manque de carte nationale d’identité burkinabè.

A en croire les membres de l’UPC, leur premier responsable  Zéphirin Diabré avait adressé une lettre au président du Faso dans laquelle il lui aurait annoncé que certains partenaires étaient prêts à financer une opération spéciale de délivrance de CNIB à prix très réduits, si le gouvernement en faisait la demande. « Jusqu’à présent, président Roch Kaboré n’a pas donné suite à cette requête », a affirmé l’honorable Moussa Zerbo, le porte-parole et Secrétaire national en charge des questions électorales, avant d’ajouter que :  « en clair, le président Roch Kaboré ne veut pas d’une subvention des CNIB comme le président Diabré l’a négociée et obtenue des partenaires techniques et financiers. » Il a également accusé le pouvoir en place, d’avoir retourné la situation en sa faveur en distribuant des cartes d’électeur uniquement à ses militants, en ces termes : « On voit maintenant qu’il préfère débloquer de l’argent, le remettre aux structures du MPP et à des pseudo associations affiliées au MPP pour qu’elles financent la distribution de la CNIB aux militants MPP uniquement (…) Tout cela pour éviter que le mérite revienne à l’Opposition ».

Selon Henriette Zoumbaré, chargée des structures et vice-présidente de l’UPC, les situations dans lesquelles se trouvent les opérateurs de Kit ne permettent pas  d’ailleurs un bon déroulement de l’enrôlement. En effet, dans le Boulkiemdé, certains chefs d’établissement n’ayant pas été avisés avant l’arrivée des opérateurs de kits, auraient refusé de libérer des salles de classe pour l’occasion. Certains se retrouvent donc sous les arbres, sans parler de la vétusté du matériel utilisé, qui a suspendu les travaux de certains durant 48h. Aussi, certaines personnes qui ont réussi à obtenir récemment leurs CNIB n’ont pas pu s’enrôler car les opérateurs de kits affirment ne pas voir leurs noms sur les bases de données utilisées. Pour elle, tout cela est une manœuvre du MPP pour mettre toutes les chances de son côté. « Nous n’allons pas nous laisser faire, 2020 verra la guerre du siècle », s’est-elle écriée.

Pour régler ce problème et dans l’idée de faire valoir l’équité de tous les partis, l’UPC a demandé au gouvernement d’œuvrer instamment à assurer la sécurité dans les zones vulnérables ; de veiller à la sécurité des agents de la CENI, des opérateurs de kits et des personnes qui leur viennent en aide ; trouver des solutions palliatives à la défaillance des kits d’enrôlement des électeurs ; de tenir compte des lieux de concentration des populations pour installer les sites d’enrôlement ; d’impliquer les chefs d’établissements pour l’occupation des lieux d’enrôlement, et enfin saisir la main tendue du président Zéphirin Diabré, en acceptant une subvention rapide et générale des CNIB au grand bonheur de l’ensemble des burkinabè.

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