7è FILEP : tribune d’analyse du phénomène terroriste et de l’Etat de droit en Afrique

La 7e édition du Festival International de la  Liberté d’Expression et de la Presse (FILEP), tient bien ses promesses. Il est en phase de relever les défis d’être une tribune, pour analyser l’ampleur du phénomène terroriste et ses implications pour l’Etat de droit en Afrique. A la veille de la clôture ce vendredi 10 novembre 2017, il est question de discuter sur la faillite de l’Etat et l’insécurité en Afrique.

« Faillite de l’Etat et insécurité chronique en Afrique », c’est le thème du 3e panel du Festival International de la Liberté d’Expression et de la Presse (FILEP), jour 3. Le cas du Burundi dirigé d’une main de fer par Pierre N’Kurunziza, celui de la Centrafrique  et le cas pathétique de République Démocratique du Congo, ont été présentés autour de 3 communications.

Le journaliste et directeur de la Radio Publique Africaine, Rob Rugurika du Burundi a présenté le cas de son pays. Ensuite Venant Mboua de la Centrafrique, a lui aussi dépeint la condition qui prévaut dans son pays. Enfin Stanis Nkuniyé  a fait le tour de la situation de la République Démocratique du Congo.

S’il y a une chose à retenir, c’est que les droits fondamentaux des citoyens sont foulés aux pieds partant de là, la liberté de la presse par les chefs d’Etats africains. D’après Rob Rugurika du Burundi, 1 journaliste meurt toutes les semaines. Au total, plus d’une centaine de journalistes ont fui le Burundi et sont en exil soit au Kenya, au Ruwanda, en Tanzanie, etc. Tous les organes de presses privées ont été saccagés et remis en cendre.

La situation est moins reluisante aussi bien  en Centrafrique qu’à la République Démocratique du Congo. Pour Stanis nkundiyé toutes les rébellions, sans exception, sont financées par les pays occidentaux. Les coups d’Etats pour imposer quelqu’un qui serait totalement à leur merci, sont aussi financés par eux. Par exemple pour l’assassinat de  Désiré Khabila, M. Nkundiyé déclare qu’il a fallu mobiliser près de 30 millions de dollars pour sa réussite. Américains, français… y ont tous participé. Les exemples font légion dans la sous-région. Selon le dernier classement, la RDC est classé 189e donc parmi les plus pauvres. Quel paradoxe ? Stanis Nkundiyé laisse entendre que le Président actuel de la RDC est un Président affairiste. Sinon comment pouvez expliquer que pendant que son pays est à la traine, Joseph Khabila compte désormais parmi les présidents les plus riches d’Afrique. Les dernières révélations de « panama papers », estiment à près de 30 milliards de dollars, sa fortune qu’il essaie de camoufler dans les paradis fiscaux.

Pour le cas de la Centrafrique, les choses vont de mal en pis. Selon Venan Nboua, et tous les journalistes qui sont intervenus, les sources de financements de ces crises, en occurrence celle de la Centrafrique, viennent des pays occidentaux et les mercenaires les plus coriaces, sont encore recrutés par eux.

 

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