25 ans de l’UEMOA : Un forum scientifique sur la libre circulation des personnes et des biens

 

Dans le cadre de la célébration de son 25e anniversaire, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) organise les 7 et 8 octobre 2019 à Ouagadougou, un forum scientifique sur la libre circulation des personnes et des biens. En effet, des questions et enjeux y relatifs, seront abordés au cours de cette rencontre.

Placé sous le haut patronage de Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire, et président en exercice de la Conférence des Chefs d’États et de gouvernements, et Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso, ce forum de haut niveau a pour thème : « Ensemble, relevons le défi de la libre circulation des personnes et des biens dans un espace communautaire sécurisé » dont l’ouverture des travaux s’est tenue ce lundi 7 octobre à Ouagadougou.

Durant deux (02) jours dans la capitale burkinabè, les échanges de cette rencontre vont porter essentiellement sur les questions et les enjeux relatifs à la libre circulation effective dans l’espace UEMOA à l’établissement des personnes ainsi qu’à l’élimination des barrières pouvant nuire à la fluidité du commerce intra-régional.

« Nous voici réunis ce matin et pour deux (02) jours, dans le cadre d’un forum pour réfléchir ensemble sur la problématique de la libre circulation des personnes et des biens dans un contexte communautaire sécurisé » , a laissé entendre le Président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah BOUREIMA. Il a saisi l’occasion pour saluer l’initiative d’un tel forum et de remercier au nom de la commission, tous les participants venus d’horizons divers.

A l’entendre, l’UEMOA constitue aujourd’hui, selon les appréciations et échos provenant de sources diverses et crédibles, un modèle d’intégration réussie en Afrique. Il a rappelé à cet égard, quelques avancées majeures réalisées par leur Union en matière de libre circulation des personnes et des biens, en particulier. Il s’agit entre autres, de « l’adoption de la directive relative à la mobilité des étudiants dans l’espace UEMOA et qui permet à tout étudiant d’un État membre, de s’inscrire et de poursuivre ses études partout dans les universités publiques de l’Union aux mêmes conditions que les nationaux » .

Il y a également « les directives portant sur la circulation et le libre établissement des professions libérales de l’espace » , s’agissant notamment des médecins, chirurgien-dentistes, pharmaciens, etc. Il faut mentionner également « l’institutionnalisation d’un visa unique avec l’adoption en mars 2009, d’un acte additionnel instituant la politique commune de l’Union dans le domaine de la circulation et du séjour des personnes non ressortissantes de l’Union » .

Abdallah BOUREIMA a souligné que ces initiatives non exhaustives témoignent assurément de la volonté des États membres, de concrétiser la forte aspiration de construire un espace uni, solidaire et en progrès continu pour le bien-être de ses populations. Mais des difficultés existent et font que le niveau des échanges intra-communautaires reste encore ferme au regard des attentes. Selon le président de la commission de l’UEMOA, ce niveau se situe autour de 11% et que certains textes, pas des moindres, sur le droit d’établissement ne sont pas pleinement appliqués par les États.

« Au surplus et c’est l’élément nouveau, notre espace communautaire fait face à une insécurité grandissante et multiforme qui constitue un défi majeur pour la consolidation et l’approfondissement du processus d’intégration régionale » , a-t-il souligné et de préciser : « le présent forum offre une occasion utile de questionner nos outils et nos pratiques face à la problématique de la libre circulation des personnes et des biens » .

Il n’a pas manqué d’énumérer quelques interrogations qui pourraient être débattues au cours des discussions en l’occurrence, « quelles sont les causes profondes du faible niveau des échanges intra-communautaires ? Comment concilier le principe de libre circulation des personnes et des biens avec l’impératif sécuritaire ? Comment renforcer l’Union de façon à pouvoir assurer pleinement l’application des dispositions communautaires sur la libre circulation et le droit d’établissement ? Enfin, quelles mesures d’accompagnement, la commission de l’UEMOA devrait-elle mettre en place pour améliorer la contribution des différentes parties prenantes afin de réaliser de meilleurs résultats dans la mise en œuvre de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire ? » .  En plus de cette liste de questions, tant d’autres seront soulevées au cours de ces échanges.

Tout en demeurant convaincu que les échanges déboucheront sur la formulation de recommandations opérationnelles répondant aux préoccupations sécuritaires de l’Union et de ses populations, Abdallah BOUREIMA a déclaré ouverts les travaux de ce forum scientifique.

En rappel, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a commémoré son 25e anniversaire le 10 janvier 2019 à Ouagadougou à l’occasion d’une cérémonie à laquelle ont pris part, Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré.

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