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TENSION SOCIALE A TENADO APRES LA DESIGNATION DES CANDIDATS CDP AUX MUNICIPALES : Le maire menacé par des jeunes, un affrontement entre deux groupes fait un blessé

Depuis le 8 septembre 2012, l’ambiance est délétère à Ténado, chef-lieu de la commune rurale dont il porte le nom. Situé à 25 kilomètres à l’Ouest de Koudougou sur la route nationale numéro 14 dans la province du Sanguié, région du Centre-ouest, Ténado connait depuis un certain temps une tension sociale et une méfiance entre des habitants. Climat qui s’est installé suite à la désignation des candidats du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) pour les élections municipales du 2 décembre 2012. 8 membres de la sous-section CDP Ténado, contestant le mode de désignation des candidats, s’adonnent depuis lors à des mouvements de protestation, exigeant de passage au maire sortant, un bilan de son mandat précédent et l’accuse de tous les maux d’Israël.

L’escalade de la violence dans le village interviendra le 13 septembre 2012 quand un membre des frondeurs a été blessé au dos et à la tête suite à une altercation entre les partisans du maire et les contestataires de sa candidature. Alors que la tension est montée d’un cran, les responsables coutumiers appellent au calme et à la cohésion des parties en conflit.

Les habitants de Ténado, ou du moins les militants du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de ce village, ne parlent plus le même langage. En chiens de faïence, les deux comités de la sous-section du CDP Ténado, se regardent et se vouent en même temps aux gémonies. A l’origine de ce bras de fer qui a embrasé toute la ville, la désignation des candidats CDP pour les élections municipales du 2 décembre prochain. Et tout est parti quand il s’est agi de choisir le mode opératoire pour la désignation des candidats à la candidature.

Genèse de la crise

Le 8 septembre 2012, la sous-section communale de Ténado a convoqué les deux comités de base CDP du village de Ténado pour une rencontre qui avait pour objet, la désignation de leurs candidats pour les élections municipales à venir. En rappel, chaque comité de base est composé de 10 membres. Et ce sont eux qui vont siéger pour désigner les deux candidats titulaires et les deux suppléants pour le compte du parti majoritaire. Après l’établissement de la liste de présence prouvant que les 20 membres du comité de base étaient tous présents et la vérification des dossiers des candidats, il fallait passer à la désignation des candidats.

Faute de consensus sur les candidats à présenter aux municipales, le président de séance a alors demandé l’assistance d’aller au vote. Ce faisant, il fallait choisir le mode de vote. Sur les 20 membres, 12 ont opté pour le vote à main levée et 8 pour le vote au bulletin secret. Mis en minorité, le groupe des 8 a quitté la salle. Après plusieurs tentatives de le ramener dans la salle qui se sont soldés par des échecs, le président de séance en l’occurrence le secrétaire général de la sous-section CDP de la commune de Ténado, a poursuivi la rencontre, estimant que les 12 représentent 60% des membres et que le quorum est atteint pour passer à la désignation des candidats. Par vote à main levée donc, les 12 ont abouti aux résultats que Bouma Bado, maire sortant et Joséphine Eyé Kankala sont candidats titulaires. Quant aux suppléants, les 12 membres ont retenus Toussaint Bassonou et Ezoma Kanyili.

Le même jour, soit 3 heures de temps après la désignation des candidats, des jeunes sont arrivés à la mairie, d’où se tenait la rencontre, pour retirer le procès-verbal des mains des responsables de la sous-section. Face au refus du président de séance de remettre le document, les jeunes l’ont obligé, par contre, à rayer les noms des huit contestataires sur la liste des présences qui avait déjà été établie. Le lendemain, soit le 9 septembre 2012, la mairie est assiégée par les contestataires durant toute la journée. Leur exigence : que le procès verbal de désignation des candidats du village de Ténado leur soit remis. Sous la menace, le secrétaire général de la sous-section qui est le président de séance accède à leur requête en leur donnant le procès verbal. Mais, il a pris le soin de le photocopier auparavant.

Les contestataires ont alors adressé une correspondance au secrétaire général dans laquelle il exigeait la reprise de la désignation des candidats. Dans le même temps, les responsables de la section provinciale du CDP Sanguié instruisaient les responsables de la séance à reprendre la désignation des candidats à Ténado. Et c’est la date du lundi 10 septembre qui est retenue pour le deuxième round. Les 20 membres composant le comité sont de nouveau invités et à l’heure de la rencontre le 10 septembre à 14 heures, seuls les 12 membres étaient présents. Alors que ces derniers étaient dans la salle et attendaient les 8 autres, ce sont des jeunes qui y sont venus pour les expulser.

Alors constatant la présence effective des 12 membres, le président de séance a retenu les 4 personnes ci-dessous citées comme candidats CDP pour les élections municipales du 2 décembre 2012 pour le compte du village de Ténado. Dès lors, la tension est montée d’un cran et les contestataires, aux dires de certains habitants, ont contraint les agents de la mairie à fermer les portes de différents services, ont menacé de brûler le domicile du maire qui a trouvé refuge à Ouagadougou, de chasser du village le secrétaire général de la sous-section s’il ne remet pas le procès verbal de désignation des candidats. Bazombé Bamouni, membre du comité de base CDP et contestataire explique son indignation : « Les lois disent que Ténado a deux secteurs.

Chaque secteur doit avoir 10 membres représentant un comité de base. Et ce sont les 20 membres qui doivent désigner les conseillers pour les élections municipales. Le jour des votes, les 20 membres sont rentrés pour voter. Nous leur avions dit que nous irons au vote par bulletin secret. Le maire sortant a refusé et il voulait que les votes soient à main levée. Et c’est ce qui a fait que la situation a dégénéré. Si on laissait le vote à bulletin secret, on n’en serait pas là. Car, avec les mains levées, ce ne serait pas bon parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont des vendus, on se connait ». Interrogé sur le mode opératoire, un des 12 membres qui étaient d’accord pour le vote à main levée se défend : « on ne peut voter à bulletin secret, car il y a beaucoup de gens qui sont analphabètes. Ils ne peuvent pas écrire le nom de leur candidat.

Ils ne peuvent pas non plus demander à quelqu’un d’autre de le faire pour eux ». Ebou Kanki, témoin des événements raconte aussi : « Quand nous sommes rentrés dans la salle pour designer les candidats, le président de séance a expliqué qu’il y a trois modes d’élection : le vote à main levée, le vote à bulletin secret et par consensus. 8 membres ont indiqué qu’ils veulent la désignation par bulletin secret alors que 12 autres étaient favorables au vote à main levée. Pendant que nous nous concertons pour trouver la formule idoine, les 8 ont commencé à sortir un à un. Le président du comité de base d’où ils sont issus est sorti leur dire de revenir. Ils ont refusé. Et comme ils ont refusé, lui-même (le président du comité) est retourné dans la salle ramasser ses bagages. Le rapporteur de la séance l’a supplié de revenir et il a refusé ».

Dès lors, naquit une tension sociale entre les deux groupes du même bord politique, à savoir le méga parti. Ce fut donc l’occasion toute trouvée pour les protestataires d’égrener un chapelet de griefs faits au maire de la commune rurale de Ténado, Bouma Bado. Moukassa Joseph Bamouni souligne en effet qu’ils sont fatigués du maire. « Nous avons demandé au maire de nous fournir le rapport de son mandat et il refuse de le faire. Tant qu’il ne le fera pas, la population ne sera pas d’accord », a-t-il averti avant d’ajouter que « quand nous avons demandé au maire de faire le bilan, il est allé à Réo (Ndlr ; chef lieu de la province) pour dire d’y venir ». Dans la même veine, Jacques Bamouni, charge que le maire a fait beaucoup de choses qu’ils ne veulent pas.

Contacté par rapport aux faits qui lui sont reprochés, le maire de Ténado, Bouma Bado, estime que le moment n’est pas indiqué pour une sortie médiatique tout en promettant de revenir quand le moment serait opportun. En tout cas, le moment semble être convenable pour les contempteurs de Bado Bouma de bavarder. Ils l’accusent, en plus du bilan de mandat non fait, de n’avoir pas acheminé à bon port un tracteur, des lits d’hospitalisation. Cependant, une source proche de la mairie nous dit que depuis décembre 2011, le rapport d’activités de la mairie est disponible et que seuls ceux qui ne veulent pas comprendre qui s’obstinent à ne pas le reconnaitre. Quant au tracteur, nous sommes conduits à la mairie pour vérifier qu’effectivement le tracteur s’y trouve. Parlant des lits d’hospitalisation, on nous informe qu’ils sont toujours là et que la mairie attendait la fin de la saison pluvieuse pour organiser une rencontre au cours de laquelle les lits seront présentés à toute la population.

13 septembre : la nuit des machettes

Pour l’instant, les éléments de André Bamouni, agent contractuel du trésor à la perception de Ténado, puisque c’est lui l’opposant au maire sortant, battent le macadam chaque jour. Dans la nuit du 13 septembre, on a assisté à l’escalade de la violence et un élément de André Bamouni, Badou Bamouni notamment, a été blessé au dos et à la tête. Il explique les circonstances dans lesquelles il a été agressé : « Le jour que le maire a été chez le chef de terre, nous nous sommes organisés pour aller l’écouter. Quand il nous a vus, il a appelé ses éléments qui sont venus avec des machettes et des pioches. Entre temps, il y a un des éléments du maire qui a frappé raté un des nôtres.

Quand il l’a raté, il a fui et nous l’avions pourchassé avec trois de ses camarades. Un d’entre eux s’est caché dans les buissons. C’est quand on se retournait que celui qui s’est caché dans les buissons est sorti me hacher au dos ». Ce récit de la victime est battu en brèche par l’autre camp. Un témoin de l’événement qui a requis l’anonymat nous donne sa version : « Le 13 septembre dernier, le maire est allé voir le chef coutumier pour lui expliquer le climat de tension qui prévaut dans le village. Quand l’autre camp a appris que le maire était chez le chef de terre, ils se sont organisés pour y aller. Et quand le maire a fini, en rentrant chez lui à la maison, ils lui ont barré la voie l’empêchant de circuler. Considérant cela comme une provocation, des habitants sont sortis dans le but de venir protéger le maire. Un téméraire, Badou Bamouni, qui ne voulait pas laisser passer le maire a été agressé avec une pioche ».

Quant aux prétendus tirs à armes à feu dont il serait victime, personne ne confirme la thèse. Pas même la blessure à la tête à vue d’œil qui peut véritablement l’attester qu’il s’agit d’une balle. Interrogé, l’infirmier-major du Centre de santé et de promotion sociale de Ténado, astreint au secret professionnel, dit-il, n’a pas voulu piper mot. Toutefois, a-t-il laissé entendre, « les gens exagèrent souvent ». Bodoin Bationo, lui aussi donne sa version des faits qui est toute autre : « Quand le maire a fini sa rencontre avec les chefs coutumiers, nous l’avions approché pour lui demander de faire le bilan de son mandat.

C’est en ce moment qu’il a fait venir son groupe avec des machettes et des pioches qui nous a demandé de ne pas nous approcher du maire ». Il nie cependant l’information selon laquelle, le maire est menacé. « Nous n’avons jamais dit au maire de ne pas rester à Ténado. Il peut y rester s’il veut. On lui demande seulement de venir faire le bilan de son mandat. Comme son mandat est fini, nous voulons qu’il rencontre la population pour faire le rapport d’activités. C’est tout ce que nous demandons avant qu’il dépose sa candidature pour les prochaines élections municipales. Si le maire se présente, il y aura du désordre », pense Bodoin Bationo. Un désordre pourtant que ne veulent pas les responsables coutumiers. Pour ce faire, Ballouwa Bassonou, chef de terre, appelle les protagonistes à l’entente. « On ne veut pas de bruit et du désordre. Ténado est un village de paix et nous n’avons pas besoin de nous affronter.

Que la population choisisse la personne qu’elle veut comme candidat dans la paix et non dans la violence », a conseillé le chef de terre. De toute façon, a-t-il précisé, « n’importe qui peut être candidat et ce sont des votes qui viendront déterminer les vainqueurs ». Et c’est pour tenir ce message de paix que Ballouwa Bassonou a rencontré les frondeurs, le 16 septembre dernier, pour leur demander de garder la cohésion, le calme et la sérénité. Message qui semble être bien reçu par les contestataires qui, bien qu’excluant le désordre dans leur mobilisation, entendent maintenir la pression pour que leur doléance soit satisfaite.

Même s’il faut noter de passage que la journée du 15 septembre qui correspondait au jour du marché de Ténado a été celle de toutes les tensions. En attendant, c’est toute la population de la commune rurale de Ténado qui paye le lourd tribut de ce lourd climat. Car, à en croire certains, il y a des difficultés pour les habitants à s’établir des documents administratifs et civils du fait, disent-ils, du fonctionnement au ralenti de la mairie.

Par Yaya Issouf MIDJA

Le Quotidien


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vendredi 18 avril 2014
Par "Anonyme"

felicitation docteur IDO. tres jeune docteur d’ailleurs certainement avec la comprehension de (...) suite...
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Madame TRAORE Alima Déborah, Médiateur du Faso depuis 2011

Madame TRAORE est juriste, diplômée de Droit public de l’Université d’Orléans en
France où elle a étudié le droit public appliqué à la gestion des collectivités locales,
aux rapports entre l’Administration publique et les administrés.
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